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JUSTICE Il frappe sa compagne à coups de poing : 15 mois de prison

Le palais de justice de Nîmes. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard).
Le palais de justice de Nîmes. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard).

Ahmed, 35 ans, vient d'être condamné par le tribunal correctionnel de Nîmes pour avoir porté des coups violents à sa compagne, en novembre dernier et en mars 2014.

Un sms aura suffi, ce 18 novembre 2016, à faire entrer Ahmed dans une colère noire. Alors qu'il découvre sur le téléphone de Myriam, sa compagne, une conversation au sujet de son ex-conjoint entre elle et une amie, son sang ne fait qu'un tour. Sa première réaction est, selon le président du tribunal Philippe Bruey, "plutôt saine" : il chausse ses baskets et part courir. Mais l’escapade sportive ne l'apaise pas. De retour au domicile, les coups pleuvent.

Ahmed assène plusieurs coups de poing au niveau de la tête de Myriam. Assommée, elle tombe au sol et perd connaissance. En furie, Ahmed lui porte des coups de pieds au visage. « Elle aura même la trace de la semelle de la basket sur la joue », précise le président. « Il l’a frappée comme il aurait frappé un homme », déclare la sœur de la victime, présente lors de la dispute. Inerte, Myriam gît au sol. Tandis que sa sœur appelle les secours, Ahmed, lui, préfère prendre la fuite et s’envole vers le Maroc où il restera quinze jours.

Interpellé à son retour en France, il reconnaît les faits. Tout comme il reconnaît une autre scène de violence survenue en mars 2014 :

- A ce moment-là, vous reprochiez à votre compagne d’avoir accouché prématurément de votre fils. Elle explique que vous avez menacé de la tuer avec une arme factice, que vous l’avez insultée et que vous avez frappé sa tête contre la baignoire, indique Philippe Bruey.

- Quand j’ai eu mon garçon, mon état psychologique n’était pas bon. J’étais surmené par le travail. Mais je me suis excusé et je lui ai dit que si elle voulait se séparer de moi, je l’accepterais, explique le prévenu.

Appelée à la barre, la victime revient sur ses déclarations de l’époque. « Ce jour-là, j’étais très fâchée contre lui et j’ai menti sur beaucoup de choses. C’est la seule façon que j’ai trouvée pour l’attaquer », avoue-t-elle, ajoutant qu’Ahmed est « un excellent papa ».

Véronique Compan, procureure adjointe, n’est pas convaincue par ce « mensonge ». Mensonge ou pas, les violences du 18 novembre dernier sont bien réelles, photos à l’appui. Elle requiert une peine de quinze mois de prison, dont cinq ferme. Après délibération, Ahmed est condamné à 15 mois d’emprisonnement, dont deux ferme, avec une interdiction de travailler, de rentrer en contact avec la victime et une obligation de soins.

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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