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NÎMES Corps calciné dans la garrigue : le fils aîné reste en liberté conditionnelle

Photo : Boris De la Cruz/ Objectif Gard ; Nîmes, le 1 ier septembre, le corps de Fakir, un père de famille de 44 ans est retrouvé mort carbonisé.

Photo : Boris De la Cruz/ Objectif Gard ; Nîmes, le 1 ier septembre 2015, le corps de Badre, un père de famille de 44 ans est retrouvé mort, carbonisé.

 

Qui a tué Badre ? Son épouse ? Ses deux fils ?  Un seul d’entre eux ? Une chose est certaine : tous sont mis en examen pour le meurtre de père de famille de Milhaud.

La mère et le fils cadet sont toujours en prison. Mais le fils aîné vient d’être libéré sous contrôle judiciaire. La décision a été prise par un juge des libertés et de la détention puis confirmée par la chambre de l’instruction. Pourtant l’avocate générale souhaitait qu’il retourne en prison : « Ce dossier ce n’est pas une petite affaire, mais une grosse affaire criminelle où l’on ne connaît pas l’implication réelle des protagonistes qui mentent sur le déroulement du crime. Même la récente reconstitution n’a pas permis de savoir qui avait poignardé à plusieurs reprises le père de famille. Personne parmi les trois mis en examen ne reconnaissent avoir poignardé cet homme. » Le fils aîné a reconnu avoir transporté le corps de son père mais réfute toute autre participation.

Le corps de Badre a été retrouvé carbonisé en septembre 2015 sous un pont Sncf. Les deux enfants et leur maman sont soupçonnés d’avoir éliminé le père de famille qu’ils qualifient depuis leur incarcération de tyran domestique. « Dans cette affaire, on salit en permanence la mémoire d’un homme, on lui refuse le statut de victime en disant que Badre était violent, qu’il faisait peur, que sa famille faisait peur, affirme Me Audrey Moyal , avocat de la famille de la victime. On est obligé de se justifier constamment, alors que les fils et l’épouse de Badre ont constamment menti, qu’ils ont fomenté un meurtre en droguant, poignardant, étranglant un homme. Aujourd’hui la famille de Badre ne comprend pas pourquoi un garçon qui a menti sur le décès de son père se retrouve dehors et qu’il ne vient pas à l’audience pour s’expliquer », poursuit l’avocate.

« J’ai l’impression d’être seul contre tous, mais j’ai le droit avec moi et j’ai la réalité d’un dossier qui est pour mon client. S’il a été libéré ce n’est pas une illumination subite d’un juge, c’est tout simplement que les éléments objectifs prouvent que mon client n’était pas au domicile de la famille au moment du drame. Et ça c’est imparable, ce n’est pas contestable, plaide avec conviction Maître Fahd Mihih... Il y a la caméra de surveillance d’une propriété voisine qui filme et l’on sait qui était dans la maison au moment présumé du meurtre et ceux qui ne s’y trouvait pas, et c’est pour cette raison en autres que le juge des libertés à décider de le libérer, poursuit l’avocat nîmois.  Et si mon client n’est pas devant la juridiction aujourd’hui c’est qu’il craint des représailles, il a été obligé de fuir le département et de trouver refuge loin du Gard. Dans cette affaire il y a des tensions permanentes ».

La chambre de l’instruction de Nîmes a suivi l’avocat et a décidé de confirmer la libération provisoire du fils aîné de la famille qui reste toujours mis en examen pour le « meurtre » de son père.

Boris De la Cruz

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