JUSTICE Il frappe son ami d’enfance avec une barre de fer

Tribunal d'Alès.

Tribunal d'Alès.

Kévin, 26 ans, est aujourd’hui en prison pour avoir frappé Jimmy, un ami, alors qu’il était hospitalisé à la clinique psychiatrique de Quissac.

Ils avaient prévu de passer une partie de l’après-midi ensemble, ainsi que la nuit. Jimmy avait dit à son ami, venu lui rendre visite, qu’il pourrait dormir avec lui, dans sa chambre de la clinique. Les deux hommes commencent par boire de la vodka, mélangée à des médicaments. Le cocktail fait son effet et Kévin agresse verbalement une infirmière qui lui demande de quitter les lieux. Finalement, Jimmy change d’avis et souhaite aussi que son ami s’en aille. Une première altercation éclate entre les deux hommes. Kévin s’échappe quelques instants et revient avec une barre de fer.

- Je voulais m’excuser, assure-t-il.

- Drôle de manière de le faire, commente la présidente du tribunal Annabelle Ledrapier.

Les prétendues excuses se transformeront en violente rixe. Selon quatre témoins – deux patients et deux membres du personnel – Kévin frappe la tête de Jimmy avec la barre de fer. Kévin aussi reçoit des coups et perd plusieurs dents dans la bagarre. Deux autres personnes tentent de les séparer.

Lorsque la présidente tente de comprendre ce qu’il s’est passé, Kévin se défend comme il peut : « C’est lui qui a commencé à me mettre des coups ! Il a voulu jouer le héros devant les infirmières ! ». En pleurs dans le box, l’accusé tente aussi de minimiser les faits : « Oui on s’est battu mais c’est parce-qu’on est des amis d’enfance, c’est arrivé plusieurs fois ! ». Déjà condamné à sept reprises pour des violences, Kévin dit pourtant avoir « arrêté les conneries » depuis qu’il est devenu papa : « Ça fait deux ans que la justice n’a plus entendu parler de moi. Mes filles me manquent, je vais faire une connerie si je reste en prison ! »

Mais le prévenu ne parvient pas à attendrir le substitut du procureur qui requiert six mois de prison. Une peine confirmée par le tribunal, à laquelle s’ajoute 250 euros de dommages et intérêts à verser à la victime.

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