LÉGISLATIVES La piqûre de rappel de l’UDI dans le Gard

Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole et Jean Paul Fournier, sénateur maire de Nîmes. Photo : Coralie Mollaret.

Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole et Jean Paul Fournier, sénateur maire de Nîmes. Photo : Coralie Mollaret.

Dans l'incapacité de trouver un accord pour les Législatives de juin, l'UDI a réactivé sa menace de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions y compris celles du Gard.

Les négociations politiques entre l'UDI et Les Républicains sont loin d'être un long fleuve tranquille… À quelques heures de la commission nationale des investitures, la pression monte dans les états-majors. Selon nos confrères du Figaro, Les Républicains ont proposé une soixantaine de sièges à l'UDI, leur vingtaine d'élus sortants compris. « Insuffisant » par les centristes, qui ont réitéré leur menace de présenter des candidats dans les 577 circonscriptions françaises.

Dans le Gard, les candidats ont été approuvés, cet été, par la commission nationale d'investiture de l'UDI. Sur la première, une double possibilité : le président UDI de Nîmes Métropole Yvan Lachaud ou le conseiller départemental Thierry Procida ; sur la deuxième, Marielle Nepoty, adjointe au maire d'Aigues-Morte ; sur la troisième, Patricia Garnero, adjointe à Saint-Etienne des Sorts ; sur la 4ème, Philippe Ribot, maire de Saint-Privat-des-Vieux et/ou Christine Peyric, adjoint au maire d'Alès. Enfin, sur la cinquième, Ludovic Bouix, élu d'opposition à La Grand'Combe.

Si François Fillon et Jean-Christophe Lagarde s'en émeuvent peu, la situation locale est tendue entre les deux formations politiques. Historiquement réservée à l'UDI, Les Républicains ont cédé à Yvan Lachaud l’investiture sur la 1ère circonscription et la présidence de Nîmes Métropole, dans le cadre de l’accord pour les Municipales 2014. Seulement, la loi sur le non-cumul est passée par là, ouvrant une fenêtre de tir aux Républicains. Pour le stratège politique qu’est Jean-Paul Fournier, l’affaire est simple : Yvan Lachaud doit choisir entre la présidence de l’Agglomération et son investiture, la droite récupérant le poste vacant.

Hors de question pour les centristes. Certains ne se privent de commenter : « avec les Républicains c'est un peu : ce qui est à moi est à moi, et ce qui est à toi se discute ». Empêché par la loi sur le non-cumul des mandats, Yvan Lachaud devrait céder sa place à Thierry Procida : « C'est un élu de terrain légitime qui pourrait parfaitement reprendre le flambeau ».

Si Yvan Lachaud « n'a pas souhaité répondre aux agressions des Républicains », nul doute que les voeux de l'Agglo, le 17 janvier à Milhaud, devraient faire passer quelques messages…

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