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VENDREDI CULTURE Olivia Ruiz : « À Paloma, je me sens chez moi »

Credit photo : Christophe Acker.
Credit photo : Christophe Acker.

En novembre, elle publiait son quatrième album studio À nos corps aimants. Olivia Ruiz inaugure ce soir à Paloma sa nouvelle tournée après une semaine de résidence. L'occasion d'une interview honnête où la chanteuse originaire de Carcassonne reste fidèle à ses principes.

Objectif Gard. Cette semaine de résidence à Paloma, c'est un peu un retour à la maison ?

Olivia Ruiz. Presque à la maison, il me manque encore 200 km mais évidemment, mon choix de monter le spectacle à Nîmes n'est pas anodin. Je me sens chez moi tout simplement, et puis Paloma est un endroit où il y a tout les outils nécessaire pour créer.

Tu viens de sortir un nouvel album "À nos corps aimants". La nouvelle Olivia Ruiz s'assume t-elle totalement ?

J'ai pas eu l'impression d'un changement aussi radical mais peut être que certain sujets abordés tels que la féminité, moi qui avait un côté garçon-manqué fût un temps, c'est un peu nouveau. Le fait de gagner des années, fait aussi que l'on est de plus en plus en accord avec son moi profond.

Vous avez voulu parler de quoi dans cet album ?

Je ne veux parler de rien, je laisse ma plume aller là où elle veut m'emmener. Puis ce sont mes écrits qui vont m'apprendre quels sujets sont au cœur de mes obsessions du moment. J'ai écrit mes premières chansons assez spontanément, et très vite j'ai compris que je retombais dans ce rapport entre l'âme et le corps. Je suis assez fasciné par ça, j'aime les gens et chercher mon inspiration en eux. Certains ont un physique atypique qui ne correspond pas au carcan de la beauté ou des magazines, et qui vont resplendir tant ils sont bien dans leur peau, et puis il y a des gens très beaux qui vont presque s'enlaidir de leur mal-être. C'est un sujet passionnant.

Dans Mon corps mon amour, le premier single, on a l'impression que pour aimer, il faut d'abord s'aimer soi même et être bien dans son corps.

Disons que c'est d'abord une histoire, une femme délaissée physiquement par l'homme qu'elle aime, et qui a décidé de s'affirmer plutôt que de tomber dans le travers classique, "Tu ne me désires plus, je vais voir ailleurs." J'avais besoin de rajouter un refrain avant cette chute, qu'elle s'affirme.

Après 4 ans d’absence, c'est un plaisir de repartir en tournée avec un nouveau disque ?

Pour repartir en tournée, il faut en avoir profondément envie sinon on n'y arrive pas. De toute façon, il faut que cela soit un désir violent car c'est une aventure très particulière. Après, je n'ai pas été vraiment absente puisque en 4 ans, je suis aussi partie en tournée, j'ai écrit une comédie musicale qui s'est jouée pendant trois mois. Puis j'ai fait un petit bébé, cela prend du temps aussi (rire), et puis il y a eu l'écriture de cet album, il a fallu trouver les collaborateurs pour le réaliser. J'ai aussi écrit et réalisé mon deuxième court métrage. Pour moi, c'était plutôt 4 ans non stop.

Quelle influence a la scène sur tes chansons ? Le fait de les présenter à un public, c'est différent du travail en studio...

On va établir une setlist bien précise, et quand on la jouera avec la véritable énergie de concert, 9 fois sur 10 après le premier concert généralement je change de setlist. Souvent, on est bien au bout d'une quinzaine de dates. Une fois qu'une chanson est aux mains du public, on peut se rendre compte d'un petit problème de rythme, cela s'affine sur les deux trois premiers mois et ensuite on a 3 ou 4 setlists qui fonctionnent, et on passe d'une à l'autre. Sauf que cette fois c'est particulier car c'est un concert interactif où les gens vont choisir quatre des chansons sur les vingt qui seront jouées, par le biais des réseaux sociaux. Depuis ce jeudi on propose aussi sur facebook les possibilités de tenues que je peux porter, celles des musiciens aussi. Vendredi à une ou deux heures du concert, nous récolterons les votes.

C'est une Olivia Ruiz 2.0.

Tout à fait. Pour moi qui ne vais jamais sur les réseaux sociaux, c'est un peu étrange, mais comme quoi...

Tu es une jeune maman désormais d'un petit garçon. Qu'est-ce que cela change dans ta façon d'aborder ton métier ?

Dans l'artistique ça n'a pas vraiment changé grand chose, mais forcément quand on part on a un petit déchirement. Il y a quelque chose d'un peu difficile, il y a un manque viscéral. Je vais donc l'emmener avec moi pour la suite de la tournée.

Baptiste Manzinali

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Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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