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FAIT DU JOUR Le Gard place Benoît Hamon en tête de la primaire à gauche

Photo : Baptiste M.
Photo : Baptiste Manzinali.

Dans le Gard, l'ex-Premier ministre (32,96 %) se fait légèrement devancer par le frondeur Benoît Hamon (33,72 %). À Nîmes, l'écart se creuse : 37% des voix pour l'ex-ministre de l'Éducation nationale contre 31% pour Manuel Valls. 

« Ça n’est pas catastrophique », revendique la députée PS nîmoise, Françoise Dumas, les yeux rivés sur la participation. Ce dimanche, 17 449 électeurs ont voté à la primaire de gauche. L’objectif : désigner le candidat à la Présidentielle. En 2011, le Parti Socialiste, dans la dynamique de la conquête du pourvoir, avait rassemblé 30 000 participants. À Nîmes, la baisse est proportionnellement similaire : 4 100 votants en 2011 contre 3 014 cette année. « Dans le département, on tablait sur 10 000 participants. Regardez, nous avons réussi à organiser la primaire et à mobiliser 18 000 électeurs ! N’en déplaise à certains, le Parti Socialiste n’est pas mort », complète le premier fédéral et proche de Manuel Valls, Jean Denat.

Hamon-Valls, deux gauches irréconciliables ? 

Cette bonne nouvelle en masque une autre, moins réjouissante pour le Vauverdois : l’arrivée en tête de Benoît Hamon. Avec ses 34,44% (6 010 voix), l'outsider devance l’ex-premier ministre qui récolte 32,96%. « Le résultat est décevant par rapport à ce que l'on pouvait attendre… », concède Jean Denat, « mais rien n'est écrit ! Le second tour oppose deux gauches : la gauche romantique et la gauche de gouvernement. Ce clivage a toujours existé au PS ».

Dans le Gard, les pro-Valls comptent sur une hausse de la participation au second tour, dimanche prochain. Candidate à sa succession sur la 1ère circonscription, Françoise Dumas tacle : « Gouverner, c’est beaucoup plus difficile que faire rêver ». Faire rêver ? Après un quinquennat Hollande, c’est bien ce qu’a essayé de faire Benoît Hamon. Méconnu du grand public, l’ex-ministre de l’Éducation nationale s’est refait une virginité, parvenant à faire tourner les débats autour de ses propositions, comme celle du revenu universel. Le député des Yvelines a séduit la gauche nîmoise : à l'instar des résultats nationaux, la commune l'a placé largement en tête avec 37% contre 31% pour Manuel Valls. « Nous savons qu’il ne peut pas être président, mais nous partageons ses idées. Nous voulons que le PS soit un peu plus rouge », témoigne une électrice.

Face à cette envie de gauche plus radicale, les pro-Valls dénoncent l’idée de faire « un congrès avant le congrès du PS » : « Nous devons choisir une candidature crédible pour que l’on ne se retrouve pas à choisir entre François Fillon et le FN au second tour », martèlent Françoise Dumas et Jean Denat. Mais Christophe Geneix, référent de Benoît Hamon dans le Gard, a une autre réflexion : « Face à la droite et à l’extrême droite, la gauche est en capacité de gagner lorsqu’elle se positionne véritablement à gauche ». Irréconciliables ?

CM.

*En novembre, la primaire de la droite et du centre a rassemblé à Nîmes 8 604 votants. 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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2 réactions sur “FAIT DU JOUR Le Gard place Benoît Hamon en tête de la primaire à gauche”

  1. C’est surtout une claque à la gauche droitière dite de gouvernement par la classe médiatique et à ses relais locaux ( conseillers départementaux, députés ou sénateurs). Un vote de rejet contre la “droche” incarnée si bien par Valls, Hollande, Cambadélis , Moscovici et Cie. Ce quinquennat catastrophique de Hollande aura même réussi à torpiller son propre parti qui est désormais à l’agonie. Tous les politicards PS vont vite se rallier à Macron ( la dernière coqueluche de Minc, Attali et quelques grands patrons) pour sauver leur place. Pauvre Jaures! Qu’ont-ils fait du socialisme humaniste tous ces notables et arrivistes?

  2. Monsieur Denat et Madame Dumas la bien nippée, flambystes et vallsistes de choix, grands taxateurs, sont responsables, localement au moins, de la déroute du PS. Ils en seront comptables devant le peuple de gauche qui saura choisir d’autres politiciens,parfois professionnels, hélas, mais moins soucieux des intérêts de la grande bourgeoisie possédante.

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