NÎMES Chien pendu : 1000€ à celui qui retrouvera le coupable

Le panneau de signalisation où le chien a été retrouvé pendu. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Le panneau de signalisation où le chien a été retrouvé pendu. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Au petit matin mercredi dernier, un chien a été retrouvé mort, pendu à un poteau, rue Henri Revoil, par les éboueurs de la ville de Nîmes. Aujourd’hui, la mobilisation s’organise pour mettre la main sur le coupable de cet acte de cruauté.

Le quartier, résidentiel, est calme. En ce samedi matin humide mais ensoleillé, des passants promènent leur chien dans la rue Henri Revoil. Personne ne peut imaginer l’épouvantable scène qui s’est déroulée ici, quelques jours plus tôt, dans la nuit du 31 janvier au 1er février. Mais cette affiche, cette photo et ces fleurs posées à côté d'un poteau, au bord de la route, rappellent une nuit d’horreur.

Comme chaque matin, les éboueurs sillonnent les rues nîmoises. Ce mercredi 1er février, ils font une macabre découverte : un chien, de race Pitbull, est pendu à un panneau de signalisation, fixé contre un mur. Le pauvre animal est mort. Sur le mur, des traces de sang, mais aussi de griffures, laissant penser que le chien a tenté de se débattre. « Il a été pendu vivant après avoir été tabassé », affirme Nathalie, engagée dans la protection animale. Un acte cruel qui ne restera pas sans suite : une enquête a été ouverte pour retrouver le coupable.

Un rassemblement hommage

Plusieurs jours après les faits, on ne sait toujours pas qui était le propriétaire de ce Pitbull. « Ce chien, je ne l’ai jamais vu dans le quartier ! », assure une habitante. La nuit du drame, elle n’a pas entendu aboyer non plus, tout comme d’autres voisins qui n’ont rien remarqué de particulier. L’animal a-t-il été frappé ailleurs avant d’être amené rue Henri Revoil ? Est-il la cible d’un « jeu » aussi stupide qu’horrible ? Est-il la victime de son propre propriétaire ? Autant de questions qui restent sans réponses.

Une chose est sûre : les citoyens ne veulent pas que cet acte soit passé sous silence. Alors, parallèlement à l’enquête menée par la Police, Nathalie et ses camarades se mobilisent. « Nous avons récolté des fonds pour ouvrir une cagnotte de 1000 euros. Cette somme sera reversée à la personne qui permettra d’arrêter le coupable », explique-t-elle. De quoi, peut-être, délier les langues.

Mardi 7 février, à 17h30, un rassemblement est organisé dans la rue Henri Revoil, en hommage à ce pauvre animal sans nom. L’occasion de distribuer des tracts dans le quartier, sous forme d’appel à témoins, pour retrouver le ou les individus à l’origine de cet acte effroyable. Des agissements qui, rappelons-le, sont punis par la loi à raison d’une amende pouvant s’élever jusqu’à 30 000 euros et deux ans de prison. Ainsi, comme l’espèrent les riverains, le chien martyr de la rue Henri Revoil ne mourra pas dans l’indifférence.

 Élodie Boschet

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