MANDUEL Maître-chien condamné pour maltraitances sur animaux

Le palais de justice de Nîmes. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard).

Le palais de justice de Nîmes. ( Objectif Gard).

 

Il avait besoin de chiens pour assurer la sécurité des lieux qu’il gardait. Pourtant les chiens et un chat n’avaient rien dans les gamelles. Le belge de 41 ans qui comparaît pour des maltraitances sur des animaux est détenu pour un autre affaire. Il arrive accompagné de deux policiers. Son épouse est prévenue de la même infraction.

C’est la police municipale de Manduel qui a découvert le "refuge" en octobre 2014. En fait une villa avec 11 chiens, 1 chat, 1 cochon, et une tortue. « Les voisins se plaignaient des conditions sonores et sanitaires, il y avait des excréments partout, de fortes odeurs, expose Géraldine Maitral, présidente du tribunal correctionnel de Nîmes. Il y a eu plusieurs plaintes, des mises en demeure et des pétitions des voisins, mais vous n’avez pas modifié les conditions d’élevage », poursuit la juge.  Le rapport d’un vétérinaire décrit un florilège de manquements : « pas de niche et donc pas d’hébergement pour les animaux, pas de récipients d’alimentation pour certains chiens, de l’eau souillée et 8 canidés qui présentent de gros problèmes d’infections ».

« Oui c’est vrai, je ne m’occupais pas des animaux, je ne pouvais pas à cause de mes problèmes de santé, j’ai mal au dos », souffle madame, 52 ans. En octobre 2014, son mari avec qui elle est depuis divorcée, est en prison. Plus personne ne s’occupe des chiens jusqu’à ce que le vétérinaire mandaté par la justice décide du placement de 10 canidés et du chat. « Je donnais 2 casseroles de croquettes par semaine », déclare la prévenue qui affirme qu’elle s’est retrouvée au chômage et donc dans l’impossibilité de s’occuper toute seule du chenil. « Lorsque l’on a des animaux il faut avoir la surface financière pour s’en occuper », déplore le procureur adjoint. L’ex-mari, confie également le peu d’intérêts qu'il avait pour les animaux : « Il n’y avait pas assez de récipients, donc l’eau et les aliments étaient mélangés », affirme cet homme, à l’allure de pilier de rugby, condamné en 2008 pour des violences volontaires.

Les deux prévenus chanceux à l’audience, profitent d’un problème de procédure pour faire requalifier l’infraction qui devient une contravention au lieu de rester un délit beaucoup plus punissable. La sanction n’est donc pas la même et le couple est condamné à une simple amende. La justice a décidé la confiscation définitive des animaux saisis qui sont confiés à la SPA.

Boris De la Cruz

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