NÎMES Il poignarde sa femme et son bébé et veut être libéré avant son procès…

Vue aérienne du centre ville de Nîmes. DR

Vue aérienne du centre ville de Nîmes. DR

 

Les faits se sont déroulés à Nîmes le 16 juillet dernier. Une jeune femme et son enfant de 2 ans et demi vont être agressés en voiture, alors que la mère de famille est au volant. "La maman va recevoir plusieurs coups de couteau, 3 au thorax notamment, tandis que l'enfant sera également touché plus légèrement à plusieurs endroits", expose la juge qui instruit le dossier devant la Chambre de l'instruction de Nîmes. Dans le box, incarcéré depuis l'été 2016, l'agresseur présumé, n'est autre que le compagnon de la victime et le père du petit. Cet homme et sa compagne ne s'entendent plus, elle aurait souhaité la séparation. Mais ce jour-là, il va demander une petite faveur: que sa compagne le conduise faire des courses. Sur le chemin, il s'arrête chez sa grand-mère et récupère un couteau. Une fois que la mère de son enfant a attaché sa ceinture, il va se déchaîner. Lors de l'audience, cet homme d'une trentaine d'années, déjà condamné pour une affaire de violences en 2010, reconnaît les coups de couteau sur sa compagne, mais réfute catégoriquement avoir porté des coups à son enfant. "Il était dans les bras de sa mère, je n'ai pas voulu lui faire de mal", explique-t-il.

"La victime vit aujourd'hui terrorisée. Et son enfant, il n'était pas dans les bras de sa mère comme il le dit aujourd'hui, mais il était tranquillement installé à l'arrière du véhicule. Cet homme a un comportement plus qu'inquiétant", souligne pour la partie civile Me Laurence Bourgeon. L'avocat général s'oppose également à la libération du père de famille, d'abord parce qu'il y a "un risque de renouvellement de l'infraction et ensuite parce qu'il a un casier judiciaire pour des faits de violence".

"Pourquoi voulez-vous sortir ? " demande la présidente de la Cour d'Appel. "Pour me soigner, j'ai fait un AVC. Au moment des faits je n'étais pas dans mon état normal j'étais sous l'emprise de cocaïne et d'alcool", complète le mis en examen pour" tentative d'assassinat". "Il nie avoir attenté à la vie de son enfant qui a été blessé par ricochet. De plus mon client présente un tableau médical hallucinant, il a fait 3 accidents vasculaires et il a une privation de l'usage de son bras et de sa jambe", note son conseil Me Frédéric Ortega. Des arguments qui n'ont pas convaincu la cour, qui a décidé vendredi de maintenir en détention l'agresseur.

Boris De la Cruz

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