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FAIT DU JOUR Citoyenneté, Françoise Dumas s’en remet à La Providence

Françoise Dumas et Daniel Carasco devant lordonnance du ROi Louis-Philippe Photo Anthony Maurin).
Françoise Dumas et Daniel Carasco devant l'ordonnance du Roi Louis-Philippe (Photo Anthony Maurin).

Françoise Dumas, députée de la 1ère circonscription du Gard, était en visite à la Maison d'enfants à caractère social, La Providence, pour parler citoyenneté et politique.

Les Français connaissent finalement assez mal les Institutions, leurs rôles et celui des élus qui les composent. Chez les jeunes, les lacunes sont encore plus visibles parce que la politique n'est peut-être plus au centre de la vie d'aujourd'hui. Manque de confiance et de crédibilité, désintérêt croissant, malgré la pléiade de sujets médiatiques mais hermétiques … Jusqu'ici, les ados Nîmois de la maison sociale La Providence ne font pas exception à la règle.

Françoise Dumas, députée PS, était en visite au sein de l'établissement et participait à un jeu de question-réponse avec les pensionnaires de la structure. "Il faut souligner l'importance des congrégations chrétiennes qui s'engagent fortement dans le social" évoque la députée. Et pour cause, La Providence n'en est pas à ses débuts. Une ordonnance datant de 1837, du roi Louis Philippe, annonce la couleur et permet à la Maison d'exister pour ce qu'elle demeure encore, une terre d'accueil et un tremplin pour une nouvelle vie.

Dans le réfectoire, une trentaine de jeunes mineurs est attablée et attend de rencontrer celle dont ils ne connaissent que le nom... et encore. Quelques videos de citoyenneté, le livret du même nom cité, les débats peuvent commencer.

Pari réussi

Toutes les questions concernant la politique, le Gouvernement, l'Assemblée Nationale, la liberté d'expression, l'égalité, les mandats des élus, le drapeau tricolore, la fraternité ou encore la République et ses rouages peuvent être posées.

"Nous avons 3 groupes d'ados. Les 10-13 ans, les 14-16 ans et les grands ados ou majeurs sans oublier les mineurs isolés ou en attente de régularisation" explique Patrice, l'éducateur. Et de reprendre en s'adressant aux jeunes du foyer, "Ce soir, il faut que vous preniez conscience que vous avez une place dans la société. Discuter avec une députée va vous servir à mieux comprendre la politique en France". Des petits âgés de moins de 10 ans sont dans la salle et écoutent les propos, sagement, attentivement. Les ados, eux, participent activement et prennent leur rôle à coeur.

Pari largement réussi! Une rencontre emplie de sensibilité et de curiosité. Un instant d'échange franc mêlé à l'innocence de la jeunesse. "Les enfants sont très attentifs à la vie citoyenne et posent souvent des questions plus pertinentes que les adultes" assure Françoise Dumas. Pour le coup, les questions de l'assemblée ne sont ni formatées ni conventionnelles. Elles viennent juste du coeur, sont teintées de sourires et révèlent, en effet, un certain intérêt.

"La majorité est rose mais c'est pas parce que c'est des filles!" avertit en rigolant Daniel Carasco, le Directeur providentiel. Car il faut être pédagogique, on part de loin, on va lentement mais on arrive à transmettre quelques notions encore floues il y a 10 minutes. Les différences entre la droite, la gauche et l'extrême droite, l'engagement politique, le rôle des députés, celui du gouvernement, des anecdotes présidentielles mais aussi très personnelles...

Aucun tabou

La députée joue le jeu, franchement, et répond volontiers aux questions tabous ou à celles qui font grincer les dents. Les questions pleuvent, les réponses s'accumulent et le tableau s'éclaircit un peu au fil des minutes et des liens tissés. On parle de promesses électorales non tenus, du "métier" d'élu, de l'école et de ses apports intellectuels, de la protection de l'enfance avec la loi confectionnée par Françoise Dumas à cet effet, d'esprit critique... On parle même de démocrature, un mix entre démocratie et dictature.

Si aucun majeur n'était présent lors de ce rendez-vous, c'est promis, "Je ne suis pas en campagne!" lance Françoise Dumas. Pas encore. Mais une chose est sûre, c'est que cette rencontre a eu le mérite de ne pas être partisane ni de ne pas ressembler à du bourrage de crâne. Ces ados ont vraiment été géniaux, nul ne peut en douter, ils trouveront vite leur place dans notre société!

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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