Faits Divers

NÎMES Condamné pour des abus sexuels dans une maison de retraite

Le palais de justice de Nîmes. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard).
Le palais de justice de Nîmes. (Photo illustration/Objectif Gard).

 

Un homme qui venait rendre visite à des personnes âgées dans une maison de retraite a été condamné, hier mardi, par le tribunal correctionnel de Nîmes pour "agression sexuelle imposée à une personne vulnérable". Des faits commis du 1er au 23 juin 2016 dans une maison de retraite de Bernis.

C'est le personnel de la maison de retraite qui a dénoncé les faits. Un homme était depuis plusieurs jours "sous surveillance" de l'établissement. Un homme de 72 ans qui avait des proches dans la maison de retraite quelques années auparavant, mais qui au moment des faits en juin 2016, n'avait plus de la famille dans cet établissement. "Vous mentiez à votre épouse, puisque vous disiez que vous alliez jouer à la pétanque au Grau du Roi, mais en réalité vous veniez dans cet établissement voir une dame de 95 ans atteinte d'une démence sénile", expose le président du tribunal correctionnel de Nîmes qui instruit le dossier.  Le prévenu, un retraité de la mairie d'Avignon qui vit toujours dans la cité des Papes essaie de s'expliquer: "je considérais cette dame comme ma mère". Dans un premier temps il affirme qu'il souhaitait masser le mollet de la nonagénaire qui semblait souffrir. Ensuite, il évoque avoir voulu se "rendre compte si elle avait fait pipi dans sa culotte"!

"Mais enfin monsieur, c'est le travail du personnel et des soignants de la maison de retraite et pas celui d'un visiteur" le reprend le président d'audience. Ce que ne sait pas l'homme, c'est qu' au moment où il commet cette agression sexuelle, le personnel de la structure le surveille depuis quelques jours, depuis le 1er juin précisément... Ce jour-là déjà, il était accusé d'attouchement sur une autre pensionnaire. "Elle était penchée dans son fauteuil, j'ai juste voulu la relever et j'ai touché sa poitrine, mais pas plus. On a mal interprété mes gestes", complète le prévenu.

"Voilà un homme qui sans raison valable puisque son oncle et sa tante sont décédés depuis plus de 2 ans décide de retourner dans ce foyer pour personnes âgées. Il ment à son épouse. Et ce qu'il ne sait pas c'est que le personnel le surveille car il a été aperçu peu de temps auparavant en train d'embrasser une patiente dans le cou et de caresser sa poitrine," résume le procureur adjoint Stanislas Vallat qui ne croit pas un instant à des erreurs d'interprétation et des gestes désordonnés de la part du prévenu. Il réclame à son encontre 7 à 8 mois de prison avec sursis car il n'a pas d'antécédent judiciaire et surtout l'inscription de cet homme au fichier national des délinquants sexuels. Une demande acceptée quelques minutes plus tard par le tribunal correctionnel qui a suivi les réquisitions en condamnant le prévenu à 8 mois avec sursis et en l'inscrivant pendant 20 ans dans le fichier national des agresseurs sexuels.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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