ActualitésPolitiqueSociété

NÎMES Lutte Ouvrière défend son programme et attaque la bourgeoisie

Les militants de Lutte Ouvrière derrière Arthaud et face aux grands capitaux Photo Anthony Maurin).
Les militants de Lutte Ouvrière derrière Arthaud et face aux grands capitaux (Photo Anthony Maurin).

Le parti présidentiable Lutte Ouvrière organisait une réunion publique pour défendre son programme et annoncer ses combats de demain.

En soutien à la candidature de Nathalie Arthaud, candidate communiste à l'élection présidentielle, le réseau LO invitait ses militants à une réunion publique pour y exposer son programme. Le slogan est clair, "Faites entendre le camp des travailleurs", les militants du jour devront parler à leurs proches de Nathalie Arthaud et de ses convictions afin de faire vivre une candidature peu médiatisée.

Certains avaient compris que la camarade Arthaud serait présente à l'appel. Faute de grives, on mage des merles. Même si la présence de la candidate n'a jamais été de mise, "On la soutient quand même!" annonce une déçue de courte durée. Et la réunion démarre. "C'est le capital qui domine tout, nous sommes dépendants de cette minorité qui possède tout. En France, 21 milliardaires sont aussi riches que 20 millions d'hommes et de femmes... Ils tirent leur fortune de notre travail!" affirme Isabelle.

Les propos sont cinglants envers les grandes sociétés qui ne jouent, il est vrai, pas souvent le jeu qu'elles devraient. Onet, Sanofi, BNP, Peugeot, Renault, Lactalis... Mais aussi les sociétés les plus proches de Nîmes comme un semencier d'Aramon. "La guerre sociale est menée par la classe capitaliste. Nous sommes des dizaines de millions et produisons toutes les richesses qui font fonctionner le monde. Au nom de ce profit, ils entretiennent des guerres et créent des famines. Tous les autres candidats sont au service de la grande bourgeoisie" poursuit la militante.

Bon à jeter à la poubelle? En tout cas, un petit visionnage du programme simpose! Photo Anthony Maurin).
Bon à jeter à la poubelle? En tout cas, une petite lecture du programme s'impose (Photo Anthony Maurin).

Niveau retour aux sources, avec LO, on se pose là-haut! 1936, 1968, les luttes sociales, les grèves générales... Ça démange plus que jamais mais les mouvements peinent à prendre. "Notre programme exprime notre colère les choses indispensables comme l'accès au travail, au salaire digne et à la retraite sont nos priorités. On nous donne la parole au premier tour, profitons-en! Il faudra contraindre ou menacer les capitalistes, interdire les licenciements est une mesure de salut public. Il faudra imposer la répartition du travail entre tous et pour y arriver, il faudra prendre l'argent là où il est!" avoue Isabelle. Vous l'aurez compris, la lutte prend forme. Un SMIC net à 1800 euros, comme toutes les ressources de base d'ailleurs. Des travailleurs qui seront appelés à fouiller dans les comptes des sociétés pour y débusquer des anomalies sociales, la transparence sera effective tout comme la suppression du secret des affaires.

"Notre programme n'est pas un catalogue de promesses bafouées, nous sommes communistes et la société devra fonctionner pour tous! Voter ne signifie pas se battre mais repérer où sont vos ennemis et vos faux amis. Voter Arthaud est un vote de classe, de conscience et de fierté ouvrière" reprend la militante. A la sortie de la salle, les publications du parti, les tracts à distribuer et surtout une idée que "Le combat continuera! On sait bien qu'elle ne sera pas Présidente..." une toute petite idée qui semble faire son chemin.

Alors on cause grève générale pour se rappeler le bon vieux temps. Un poil mélancolique, un brin nostalgique mais toujours énergique. Même si on ne la voit pas trop venir, la grève générale est la principale force des travailleurs qui par définition sont omniscients et ont le don de figer le temps. Les syndicats? "Une démission totale... Même si nous sommes membres de certains d'entre eux. Il faut se débarrasser de l'exploitation inhumaine et être solidaires des combats menés partout dans le monde. On a des choses à dire, aucun candidat ne peut être soutenu par la classe ouvrière, c'est au candidat de soutenir la classe ouvrière!" conclut Isabelle. Le petit score annoncé de Nathalie Arthaud ne valide pas sa candidature? Pourtant, sa voix a le mérite d'exister.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité