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TOROS La Feria de Pâques sous le signe de Manolete

(Photo Anthony Maurin).
(Photo Anthony Maurin).

La Feria d'Arles est le grand lancement de la saison taurine. Trois jours de fête autour des taureaux camarguais, des toros espagnols et des corridas exceptionnelles.

Dès vendredi soir, la course camarguaise envahit les arènes arlésiennes. Aux portes de la Camargue, Arles est la capitale de cet état dans l'état. Les adieux de Ratis, taureau emblématique et taureaux des manades Cuillé-Ricard en concours (avec Mignon biou d'or 2016). Pour faire vibrer les gradins, Joachim Cadenas, vainqueur du Trophée des As 2016 sera la tête d'affiche.

Samedi après-midi, c'est au tour de la tauromachie espagnole de prendre d'assaut l'amphithéâtre. Une corrida luxueuse qui réunit Juan Baustista, Jose Maria Manzanares et Andrès Roca Rey. Le premier est Arlésien, directeur des arènes et sort d'une saison 2016 durant laquelle il a été grandiose. Dans quelques jours à Nîmes il s'enfermera seul face à six toros. Juan Bautista est au sommet de sa carrière, son toreo a mûri et sa connaissance du toro, qui a toujours été exceptionnelle, n'a jamais été meilleure. On ne présente plus Manzanares qui est la finesse et l'art l'incarné. Pour Roca Rey, c'est un peu la star du toreo d'aujourd'hui et de demain. Le petit péruvien qui a pris son doctorat à Nîmes remplit les arènes sur son seul nom.

Le dimanche en matinée, novillada. Six élevages français (Gallon, San Sebastian, Cuillé, Fernay, Dos Hermanas et Los Galos) pour l'Arlésien Andy Younes, le Nîmois Tibo Garcia et l'autre Nîmois, Adrien Salenc. Une belle occasion d'aller voir ce qui se passe chez les jeunes et de se souvenir de leurs passages arlésiens à leurs débuts...

Andrès Roca Rey (Photo Anthony Maurin).
Andrès Roca Rey (Photo Anthony Maurin).

Pour l'après-midi, corrida de gala de Juan Pedro Domecq pour Enrique Ponce qui toréera pour la première fois un dimanche de résurrection à Arles en compagnie d'un certain Alejandro Talavante et d'un autre Arlésien, Thomas Joubert. Ponce est classique et classieux, Talavante prend des risque mais demeure suave et raisonné. L'enfant du cru, Thomas Joubert anciennement Tomasito, torée avec émotion et sentiment. Son impact est total.

Les chevaux seront sur le sable des arènes comme toujours le lundi en matinée. Des toros de Bohorquez pour Joao Moura (fils), Leonardo Hernandez et la Nîmoise Lea Vicens actuellement première du classement de la catégorie et sera dans toutes les grandes ferias d'Europe.

Enfin, les toros de Pedraza de Yeltes seront reconduits. Après leur excellente prestation 2016 dans ces mêmes arènes. Il en va de même avec Morenito de Aranda qui sera le chef de lidia de cette clôture arlésienne. Ivan Fandiño et le franco-espagnol Roman devront se montrer sous leur plus beau jour.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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