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ALÈS Coda by Simplon, une formation connectée à la société

Photo : Dr)
La Région a financé la formation tandis que l’agglomération met à disposition des locaux. En charge de la formation, la Région subventionne l’AFPA. (Photo : Dr)

Développeur d’application ou de site web… À Alès, l’école numérique CODA by Simplon a décroché un financement de la Région pour approfondir sa formation.

« Une révolution à mener ». C’est en ces termes que le député PS, Fabrice Verdier, au côté du maire LR d'Alès, Max Roustan, a défini le combat des politiques alésiens contre le chômage. Fin 2016, le nombre de demandeurs d’emploi culminait à 16,7 %, contre 12% dans le Gard Rhodanien. Frappé par la désindustrialisation des années 80 et la crise économique de 2008, l’ancien bassin minier doit, une nouvelle fois, se réinventer.

Une formation approfondie 

Cela passe par l’adaptation des métiers aux nouveaux besoins des entreprises et de la société. La révolution du numérique a induit de nouveaux modes de consommation. Aujourd’hui, qui ne regarde pas les avis laissés sur TripAdvisor avant de choisir un restaurant ? Qui ne retouche pas ses photos pour les partager sur les réseaux sociaux ? Ou encore, qui ne lit pas son journal en ligne... ? « D’ici 2013, la moitié des nouveaux métiers seront en lien avec le numérique. En 2020, 90% des métiers nécessiteront des connaissances numériques », poursuit le socialiste.

Depuis un an, l’école numérique CODA by Simplon* a pris ses quartiers dans la pépinière d’entreprises d’Alès Agglo, à deux pas de l’École des mines. Sous égide de l’AFPA (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) d'Alès, elle vient de remporter un appel d’offre de la Région : un chèque de 150 000 €, permettant aux étudiants d’avoir leur formation financée plus facilement, que s’ils entreprenaient des démarches individuelles. Le temps de formation est aussi allongé : douze mois contre six auparavant, et dix semaines de stage en entreprise.

Sylvain, 30 ans, ex-salarié d'Apple

Rentré en septembre, Sylvain, 30 ans fait partie de la deuxième promotion. Ancien employé d’Apple en Irlande, « j’étais conseiller technique. J’ai travaillé pendant six ans pour les développeurs et j’ai voulu à mon tour en devenir un ! ». Désireux de créer des logiciels, il définit son métier : « apprendre à une machine des séries de lignes de codes pour qu’elle les exécutent ». Tellement simple sur le papier… D’autres de ses camarades souhaitent créer des sites web ou développer des applications, comme Fred, 25 ans, « fan de jeux vidéos ».

Le directeur de l’AFPA d’AlèsDenis Puillandre, n’est pas peu fier des résultats de la première promotion où « nous avons eu 80% de sorties positives ». Pour Fabrice Verdier, « certaines entreprises n’ont pas encore compris l’importance d’Internet. C’est un véritable élément de différenciation, de compétitivité ». En Cévennes, ce que certains entrepreneurs n’ont surtout pas compris, c’est pourquoi leur territoire est encore en zone blanche…

*L'établissement a été labellisé par la Région, École Régionale du Numérique. 

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Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectfigard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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1 commentaire sur “ALÈS Coda by Simplon, une formation connectée à la société”

  1. Plusieurs réactions à cet article :

    1) C’est super de parler de formations numériques, encore faut-il des jobs à la sortie. Cévenol de souche, je me demande quelles sont les boîtes du bassin alésien qui vont embaucher ces jeunes et moins jeunes nouvellement formés ?

    2) Tous les responsables politiques présents sur cette photo ne vivent que de la politique, facile d’avoir des beaux discours lorsque l’on n’a jamais vraiment travaillé et que tout est tombé tout cuit dans la bouche, que l’on cumule les mandats et que l’on mange de la bonne soupe.

    3) Le taux de chômage réel sur le bassin alésien avoisine les 20 %, car compter uniquement les inscrits à Pole Emploi est encore une entourloupe, il faut compter tous les radiés et les précaires !

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