GARE DE MANDUEL Yvan Lachaud : « Un moment historique ! »

Yvan Lachaud, président UDI de Nîmes Métropole.

Yvan Lachaud, président UDI de Nîmes Métropole. L'Agglomération a initié le projet de la gare LGV de Manduel-Redessan. (Photo : Coralie Mollaret)

Soumise à controverse, la future gare LGV de Manduel a reçu un « avis favorable » de l’enquête publique.

L’enquête publique est une étape obligatoire, décisive, dans l’avènement d’un projet. Du 15 mars au 6 avril, trois commissaires-enquêteurs ont rencontré les habitants et autres acteurs du territoire, concernés par la construction de cette nouvelle gare. Une infrastructure à 95 M€, implantée sur le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier, au niveau des communes de Manduel et de Redessan.

Au total : 400 avis ont été recueillis sur le bienfondé (ou non) de l’opération. (Photo d'illustration)

Quatre cent avis ont été recueillis sur le bien-fondé (ou non) de l’opération, dans le cadre de l'enquête publique. (Photo d'illustration)

« Le président de la commission d’enquête nous a transmis, ce matin, son avis positif sur l’ensemble du dossier », se réjouit Yvan Lachaud. Le président UDI de Nîmes Métropole avoue avoir eu « quelques craintes ». Des craintes nourries par les critiques acides d’une grande partie de la gauche et des écologistes de l'Occitanie. Mais les conclusions de l’enquête publique sont sans appel : la gare et son projet d'aménagement économique (Magna Porta) «représentent un atout pour la valorisation des territoires ».

Située sur un nœud ferroviaire, la gare bénéficie de l’interconnexion avec la ligne Tarascon-Sète. Cela offre « des perspectives attractives en tant que destination touristique et contribue au dynamisme économique ». Concernant l’inquiétude des Nîmois, de voir leur gare centrale desertée, les commissaires-enquêteurs se veulent rassurant : « Nîmes conservera une desserte TGV à hauteur de 17 allers-retours quotidien, en particulier vers l’Île-de-France ».

Seule « réserve » émise par l’enquête publique : la nécessité de construire une passerelle piétonne, au-dessus de la RD3. Elle permettrait aux collégiens de Redessan d’accéder en toute sécurité à leur établissement de Manduel. L’Agglomération de Nîmes Métropole doit s’atteler à la tâche.

Yvan Lachaud : « Il nous reste à gagner la bataille de la troisième voie ». Les résultats d’un étude sur la nécessité d’une troisième voie, seront livrés avant l’été. Cette voie permettait de faire circuler des navettes, reliant la gare de Nîmes à Manduel. Photo DR http://www.reichen-robert.fr/

Les résultats d’un étude sur la nécessité d’une troisième voie, seront livrés avant l’été. Cette voie permettait de faire circuler des navettes, reliant la gare de Nîmes à Manduel. (Photo : Reichen et Robert)

Démarrage des travaux en juillet

L’enquête publique sera transmise au préfet du Gard. Il devra ensuite prononcer la DUP (Déclaration d’Utilité Publique) du projet. Un préalable au démarrage des travaux : « la SNCF devrait débuter la construction de la gare en juillet. En 2018, Nîmes Métropole entamera l’avenue de la gare (14 M€) », déclare Yvan Lachaud.

L’ouverture est prévue pour « le 15 décembre 2019 ». Un temps restée à quai, la gare LGV de Manduel, semble voir le bout du tunnel... 

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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