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VILLENEUVE Quinze caméras de vidéosurveillance supplémentaires

Jeudi soir, lors du conseil municipal de Villeneuve (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Jeudi soir, lors du conseil municipal de Villeneuve (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Souriez, vous êtes filmés ! Le programme de vidéoprotection de la commune de Villeneuve va s’étendre cette année.

Ainsi, le sujet est revenu lors du conseil municipal de jeudi soir, avec la pose de quinze caméras supplémentaires.

Caméras et fibre optique

Dans le détail, la commune prévoit d’installer quatre caméras sur le chemin Saint-Honoré, quatre sur le pont du Royaume, trois sur le boulevard Frédéric-Mistral, deux sur la place Jean-Jaurès, une sur la rue Montée du Fort et une dernière sur l’avenue Gabriel-Péri. Parmi ces caméras, trois seront équipées d’une technologie de reconnaissance des plaques d’immatriculation, sur le boulevard Frédéric-Mistral, le pont du Royaume et l’avenue Gabriel-Péri, et le déploiement d’un réseau de fibres optiques reliant les différents nouveaux sites à la mairie pour la transmission des images au centre d’enregistrement est également au programme.

Le tout pour un coût de 68 573 euros HT que la ville compte faire subventionner à hauteur de 27 400 euros via le Fonds interministériel de prévention de la délinquance.

« Ça fait partie de la qualité de vie »

Une extension du réseau de vidéosurveillance, appelée vidéoprotection par la mairie, pas du goût du conseiller municipal d’opposition communiste Dominique Declosmenil : « je suis par principe contre les systèmes de caméras qui coûtent très cher et qui ne sont pas la priorité pour cette commune, et en plus tous ces mâts ce n’est pas très joli. » « La meilleure image c’est la sécurité de la ville, lui a sèchement répondu le maire Jean-Marc Roubaud. Aujourd’hui, les spécialistes de la délinquance le disent, les deux meilleurs moyens de protection c’est la vidéoprotection et le dispositif Voisins Vigilants. Nous sommes très attentifs à la sécurité des citoyens, ça fait partie de la qualité de vie. »

Dominique Declosmenil lui rétorquera qu’« à Nice, elles ont été très efficaces les caméras », faisant allusion ironiquement à la fois à l’attentat du 14 juillet et au fait que la capitale de la Côte d’Azur est la ville la plus vidéosurveillée de France. Une intervention qui a soulevé un tollé dans l’assemblée : « Ayez au moins le respect des morts de Nice », s’agacera le maire, avant de lancer à son opposant, qui souhaitait prolonger ce que nous aurions du mal à qualifier de débat, que « ce n’est pas le bar du commerce ici ! » Le programme 2017 de vidéoprotection de la commune sera voté avec une seule voix contre, celle de Dominique Declosmenil.

Et aussi :

Des sous ! : la répartition des subventions aux associations était également au programme de ce conseil municipal. Ainsi, ont été attribués 70 380 euros aux associations sportives, 136 472 euros aux culturelles, 17 988 euros aux scolaires, 46 725 euros aux caritatives et 19260 euros aux diverses. Des montants en baisse de 3 à 5 %, une baisse qui « pour certains représente beaucoup », a estimé Dominique Declosmenil, pour qui il y avait « la possibilité de faire autrement » notamment — on y revient — en n’installant pas les caméras supplémentaires, ou en ne subventionnant pas l’association de l’école privée Sancta Maria. « Dans le cadre de la diminution des dotations de l’Etat, nous avons demandé des efforts à tout le monde, il n’y a pas de nantis ni de privilégiés, lui a répondu le maire. Nous apportons un soutien extrêmement fort au milieu associatif. » Le socialiste Florent Lemont s’est quant à lui contenté d’annoncer qu’il voterait contre « car ce n’est pas notre budget ni nos choix. » Le groupe Rassemblement citoyen a donc voté contre cette délibération.

Le dossier Wehrell met le feu : lors des traditionnelles questions orales de fin de conseil, Florent Lemont avait prévu d’aborder le cas de Sophie Wehrell, résidente d’une parcelle municipale de la plaine de l’Abbaye menacée d’expulsion. Il n’a pas pu : le maire a argué du fait que la question était nominative : « il faut un peu de pudeur », a-t-il lancé à son opposant, qui lui faisait remarquer que la délibération numéro 1 du soir l’était également, nominative (ce qui est factuellement vrai). « Vous préférez déclasser les gens », estimera le socialiste, provoquant la colère de Jean-Marc Roubaud : « gardez vos réflexions ! une fois de plus vous ne connaissez pas vos dossiers, vous colportez des ragots ! » Dans une certaine cacophonie, le socialiste accusera l’édile de ne pas vouloir répondre (à l’oral, car le maire lui avait dit précédemment qu’il lui répondrait à l’écrit). « Je réponds à ce que je veux répondre ! » clora le maire. Dans un communiqué parvenu jeudi en fin de soirée, Florent Lemont se dit « abattu par autant de mépris envers les petites gens qui se débattent pour survivre » et que si la mairie est dans son bon droit, « Ce n'est pas une question de droit. C'est juste une question d'humanité ! »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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