Culture

GAUJAC Singuila, parrain de la soirée Ensemble pour les enfants hospitalisés

Singuila, parrain de la grande soirée Ensemble pour les enfants hospitalisés, le 20 mai à Gaujac (DR)
Singuila, parrain de la grande soirée Ensemble pour les enfants hospitalisés, le 20 mai à Gaujac (DR)

Après une première édition à Bagnols l’année dernière, l’association Airs de Fête de Valentin Riffard organise une nouvelle édition de sa grande soirée Ensemble pour les enfants hospitalisés, au profit du service pédiatrie du centre hospitalier de Bagnols.

Ce sera le samedi 20 mai à la salle des fêtées de Gaujac, avec un plateau alléchant composé du chanteur de RnB Singuila, de l’ancien du Collectif Métissé Kissmi, du toulousain Kevin Alisson, de Geoffrey et Lisa Not, avec la participation de deux compagnies de danse locales, Danza et Nauru Dance.

En amont de cette soirée exceptionnelle, Singuila parle de son nouvel album, de ses influences musicales, de son rôle de juré à l’émission The Voice Afrique francophone et de son attachement pour les causes caritatives en faveur des enfants.

Objectif Gard : votre nouvel album, Entre 2, est sorti en avril dernier. Entre 2, c’est pour Entre deux continents ?

Singuila : C’est entre deux cultures, l’Afrique et l’occident. L’occident est dans mes influences musicales, avec les musiques française et américaine, avec les sonorités hip-hop et RnB.

On sent une volonté de jeter des ponts entre les deux cultures.

Clairement oui. Dans ma carrière, j’ai beaucoup voyagé, j’ai fait des shows des deux côtés, j’ai pu rencontrer des publics et des cultures différentes, m’imprégner de différentes choses, rencontrer d’autres artistes, j’ai appris de tout ça et j’ai essayé de le retransmettre dans ma musique pour permettre au public de voyager. J’aime bien ce côté conteur, et dans mes chansons j’aborde des fois des sujets tabous pour provoquer des échanges et des discussions, c’est une touche africaine. Par contre, j’écris en français et on sent des influences d’artistes français, des anciens qui aimaient raconter des histoires.

Sur cet album, vous abordez des sujets plus personnels, notamment votre enfance. Est-ce le reflet d’une volonté de vous confier, d’être plus sérieux ?

C’est une volonté. Sur mes albums précédents, je racontais ce qui se passait devant mes yeux, et j’ai senti que le public était souvent plus touché par mon ressenti que par ce que je voyais. Du coup j’ai eu envie de raconter ce qui est derrière mes yeux, parce que ça peut parler à certains. Par exemple, dans la chanson Mon Père c’est ma Mère, je me permets un hommage pour toutes les femmes qui font le travail que certains hommes n’ont pas su faire, et ça parle à beaucoup d’enfants.

Vous êtes par ailleurs coach dans l’émission The Voice Afrique francophone. Quel bilan tirez-vous de cette expérience ? Allez-vous rempiler ?

La saison s’est terminée en février, et elle s’est super bien passée. J’avais déjà coaché des artistes, puisque j’écris et que je compose pour des artistes, comme par exemple la chanson Il avait les mots pour Sheryfa Luna. Là ce n’est pas la même chose, je m’attendais à entendre des artistes dans un certain genre, et j’ai vu des artistes avec des grains de voix très différents, dans des registres hyper variés, avec un niveau très élevé et de très belles surprises. La plupart d’entre eux savaient déjà chanter, je les ai vachement coaché humainement, au niveau mental.

Après, j’ai beaucoup appris d’eux, ils m’ont communiqué leur gniaque, leur rage de vaincre qu’on perd un peu avec le succès et l’âge peut-être. J’ai vu en eux une flamme que je n’avais pas ressenti depuis longtemps, et ça a rallumé la mienne.

Enfin, vous serez le parrain du concert caritatif organisé par l’association Airs de Fête au profit des enfants hospitalisés. Vous êtes par ailleurs le parrain de plusieurs associations caritatives, c’est une cause qui vous tient à coeur ?

Oui, très souvent quand je vais en Afrique, une partie de mes cachets va pour les orphelinats du pays. En France, j’ai beaucoup bossé avec l’Open du Coeur, je vais souvent voir des enfants au Congo. Là, je reviens de Bordeaux où je suis allé voir des jeunes migrants qui sont dans une situation très complexe, pour leur montrer qu’on ne les oublie pas et essayer de les aider. Tout ce qui est social, qui touche les jeunes ou les enfants me parle car j’ai eu moi-même un parcours assez compliqué, et aujourd’hui tout ce que je peux faire pour les aider, je le fais.

Spectacle au profit du service pédiatrie de l'hôpital de Bagnols sur Cèze. Entrée : 10€ (gratuit moins de 12 ans). Buvette sur place extérieur à partir de 17h. Billetterie : Tél: 06 37 77 76 04 Mail: airsdefete@gmail.com, réservations possibles le Samedi 20 mai 2017 à partir de 17h (buvette). Ouverture des portes 20h00 / spectacle 21h00

De nombreuses surprises sur place pour les enfants sont au programme.

Par ailleurs, une tombola sera organisée, avec à la clé un pack de CDs dédicacés de tous les artistes de la soirée mais aussi des invitations VIP pour plusieurs émissions de télévision : OFNI sur W9, le Mad Mag sur NRJ12, The Voice et Vendredi tout est permis sur TF1. 3 euros le ticket.

Propos recueillis par Thierry Allard

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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