NÎMES 3 mois de prison ferme pour celle qui voulait faire sa loi dans le bus

Photo d'illustration.

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A en juger par son comportement, Sarah se moque de beaucoup de choses. A commencer par la justice nîmoise qui étudiait son affaire hier après-midi. La jeune femme de 19 ans ne s’est pas présentée… C’est donc en son absence que le président Jean-Pierre Bandiera a raconté l’histoire de cette Sarah, qui vit en foyer, qui n’a pas de travail, et une condamnation sur son casier judiciaire pour outrage et violence.

Le 23 mai 2016, accompagnée d’une mineure qui s’est enfuit de son foyer, Sarah monte dans un bus de la ville de Nîmes. A l’aise, les deux copines s’installent et occupent quatre sièges en mettant leurs pieds sur ceux d’en face. Mais le bus se remplit et une passagère ose s’asseoir en face de Sarah. Un affront pour la jeune femme.

-      Fais attention, y a mes pieds, lance-t-elle avant de porter plusieurs coups de pieds à la passagère.

Voyant que la situation dégénère, le chauffeur arrête le bus et reçoit une pluie d’insultes : « fils de pute, gros enculé, va niquer ta mère »…  Les deux filles sont finalement sorties du bus et arrêtées un peu plus loin par les policiers. En garde à vue, Sarah déclarera à propos de la passagère :

-      J’assume mais je ne regrette pas les coups. Elle l’a cherché !

Aujourd’hui, la victime, traumatisée, ne prend plus les transports en commun et ne sort plus seule de chez elle. Sarah, elle, apprendra prochainement qu’elle a été condamnée à trois mois de prison ferme et à verser près de 2 000€ de dommages et intérêts au chauffeur et à la passagère.

Tony Duret

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