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NÎMES EN FERIA Des artistes peu inspirés et des toros peu impliqués

Toro du Victoriano del Rio Photo Anthony Maurin)
Toro de Victoriano del Rio (Photo Anthony Maurin).

Corrida de Victoriano del Rio pour la confirmation d'alternative de Javier Jimenez (salut et oreille) accompagné d'Enrique Ponce (oreille et silence) et d'Andés Roca Rey (applaudissements et silence).

Le public attend toujours impatiemment cette traditionnelle, matinale et dominicale corrida des artistes. Le lot bien présenté de Victoriano del Rio promettait monts et merveilles mais le public a plutôt eu la (mal)chance de visiter le plat pays...

Javier Jimenez lors de son premier duel (Photo Anthony Maurin).
Javier Jimenez lors de son premier duel (Photo Anthony Maurin).

Depuis plus de dix ans, Nîmes est devenue une arène de confirmation d'alternative. Certes, voilà une chose qui fait peu d'effets mais qui en dit gros sur le positionnement de cette plaza au sein de la planète toros. Car oui, les arènes de confirmation (celles qui ne sont pas discutées) ne sont pas légion. Donc, premier (et du coup cinquième) à s'élancer en piste, Javier Jimenez. Il s'est fait encorner il y a quelques jours mais a tenu à venir se présenter à Nîmes pour y confirmer son doctorat. Le jeune diestro salue à l'issue du combat pour lequel il a mis toute la bonne volonté du monde mais hélas qui n'a pas emballé pas les gradins qui méconnaissent certainement le bougre.

Javier Jimenez et sa passe de pecho qui met un terme à une fort belle série (Photo Anthony Maurin).
Javier Jimenez et sa passe de pecho qui met un terme à une fort belle série (Photo Anthony Maurin).

Deuxième chance saisie au vol! Du début à la fin de ce bon petit toro de chez Victoriano, le seul ou presque de la matinée, Javier Jimenez montrera son savoir-faire et développera une architecture forte et passionnelle. Décidé à couper au moins une oreille, le maestro s'impliquera et réalisera son vœu. Oreille logique, bel effort récompensé justement.

Derechazo dEnrique Ponce (Photo Anthony Maurin).
Derechazo d'Enrique Ponce (Photo Anthony Maurin).

Enrique Ponce vient à Nîmes après un triomphe retentissant dans les arènes de Las Ventas à Madrid en milieu de semaine, temple de la tauromachie mondiale. A Nîmes, il a par le passé réalisé d'exceptionnelles faenas mais en ce dimanche de Pentecôte la chance (l'envie?) n'est pas avec lui. Premier duel au bout duquel le pavillon blanc tombe, une oreille donnée dans la stupeur générale car pas franchement méritée... Mais bon, c'est Ponce alors ça ira pour cette fois!

Naturelle templée dEnrique Ponce (Photo Anthony Maurin).
Naturelle templée d'Enrique Ponce (Photo Anthony Maurin).

Le natif de Chiva, près de Valencia, entend un assourdissant silence à l'issue de sa seconde prestation. On comprend vite que le toro ne plait au maestro et que l'affaire sera bouclée en peu de temps. Mais non, Ponce fait durer, fait voir que vent et cornu ne sont pas avec lui. Le public de moins en moins aussi... Une vieille épée périphérique vient à bout d'un toro au vice apparent, le maestro s'excuse. Heureusement.

Fin de série au capote signée par Andrés Roca Rey (Photo Anthony Maurin).
Fin de série au capote signée par Andrés Roca Rey (Photo Anthony Maurin).

Enfin, Andrés Roca Rey, le petit péruvien qui a pris son alternative à Nîmes et qui s'enfermera dans nos arènes en septembre prochain pour un solo de folie, est de retour. D'ailleurs, n'est-ce pas cette perspective automnale qui a mis le petit dans un tel embarras? Des applaudissement remercient la première prestation du torero qui remplit les arènes sur sa seule présence au cartel d'une corrida. Son toro était loin de vouloir coopérer, y mettait carrément de la mauvaise volonté voire de la violence par moment mais Roca Rey peut mieux faire. Aucune inspiration, la faena se passe, point.

La distance est là, la gestuelle aussi mais pas forcément plus... (Photo Anthony Maurin).
La distance est là, la gestuelle aussi mais pas forcément plus... (Photo Anthony Maurin).

Pour finir, le Péruvien écoute le silence d'une assemblée un poil déçue. On a l'habitude de voir le jeune homme enjoué, heureux de toréer... Arrive-t-il à saturation? Possible au vu de la vie qu'il doit mener depuis deux ans. En tout cas, même face à cet ultime toro de la matinée, certes fade et sans grand intérêt, Andrés Roca Rey ne met ni le coeur ni les tripes. Espérons que son prochain rendez-vous nîmois soit plus fleuri et profond.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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