ALÈS Ça déraille à nouveau sur la ligne Alès-Bessèges

Les membres du collectif de défense de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Les membres du collectif de défense de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Le collectif de défense de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges pensait tenir le bon bout, notamment suite aux Etats Généraux du rail qui avaient laissé entrevoir tous les espoirs, mais après plusieurs mois de silence, les membres sont à nouveau inquiets.

 
Si le train qui relie Alès à Bessèges allait aussi vite que les péripéties rencontrées sur cette ligne depuis sa fermeture en 2012, les habitants pourraient espérer voir arriver un TGV. Car en matière de déconvenues, les défenseurs de cette portion de près de 30 kilomètres ont été servis. Dernière en date : ils viennent d'apprendre dans la presse que de nouvelles études seraient lancées pour un montant estimé à 650 000€. "On ne comprend plus, ça nous met en colère. C'est de la pure folie de refaire des études pour cinq ans", pestent d'une même voix les membres du collectif de défense de la ligne. S'ils sont en colère, c'est qu'en plus des cinq années perdues avant qu'un train ne pointe le bout de son wagon, ils estiment qu'une étude de 2011, qui avait coûté 80 000€ et mis tout le monde d'accord, est suffisamment complète. "Surtout qu'elle a été réactualisée en 2016", précisent-ils.

 
Anne-Marie Skora, présidente de l'association des usagers de la SNCF du Gard et des départements limitrophes, va plus loin :"Dans les intentions, tout le monde veut faire quelque chose mais, dans les faits, il ne se passe rien. On est bloqués d'études en études, ça devient insupportable. Soit on prend la décision de fermer définitivement cette ligne, soit on la rouvre". Pour ne pas rester à quai, le collectif a écrit aux candidats des 4ème et 5ème circonscriptions et compte envoyer, en fin de mois, une lettre ouverte à la présidente de la région Occitanie Carole Delga avant, si besoin est, de hausser le ton en septembre.

Tony Duret

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