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JEUDI SPORT Umut Bozok, un Croco pas comme les autres?

Umut Bozok prend ses repères sur la pelouse en chantier du Stade des Costières (Photo Anthony Maurin).
Umut Bozok prend ses repères sur la pelouse en chantier du Stade des Costières (Photo Anthony Maurin).

Umut Bozok, première recrue du Nîmes Olympique version 2017-2018, est un joueur de foot vraiment pas comme les autres. Retour sur une personnalité atypique qui fera du bien au groupe croco et à la Ligue 2.

Voilà un Croco qui dénote! On a pris pour habitude de dire que les footeux n'ont rien dans la tête, voilà le contre-exemple parfait... Meilleur buteur du championnat National, intelligent, musicien dans l'âme et au trait d'humour réel, l'international espoir turc a toutes les chances de son côté pour devenir un joueur clé du Nîmes Olympique.

Recruté dans les rangs de Marseille Consolat, le néo croco se sent déjà la maison. "J’ai aimé beaucoup de choses dès que je suis arrivé à Nîmes. Même aux Costières pour notre premier rendez-vous de négociation, tout s’est bien passé. Je suis venu avec mon père et mon représentant mais j’avais déjà l’impression d’être au club depuis cinq ans. David Gigliotti et les autres anciens du Nîmes Olympique m’ont confirmé ces sentiments. J’avais d’autres opportunités mais le discours des dirigeants m’a attiré. Ici, ça fait deux ans que tout se passe bien malgré les difficultés, il faut en tirer des leçons" note l'attaquant aux 17 buts en championnat.

Mais avant d'en arriver à la signature de son premier contrat pro, le voyage a été long. "J’ai commencé le foot à l’âge de cinq ans dans le club de ma ville de naissance, à Saint-Avold (Moselle) où j’ai joué jusqu’à la catégorie U15. J’ai ensuite intégré l’internat puis, en U16, j’ai signé un contrat de trois ans d’apprenti au FC Metz et enfin un autre contrat de stagiaire de deux ans". Quel poste peut-il jouer? A quel joueur connu peut-on le comparer ou se compare-t-il? "Je n’aime pas me comparer à des joueurs connus de Ligue 1 ou de la Ligue des Champions .. Mais j’aime bien décrocher, je prends la profondeur et j’aime varier mon jeu pour mettre en difficulté les défenses".

Visiblement à son aise, Umut Bozok aime déjà Nîmes, ses supporters et son stade (Photo Anthony Maurin).
Visiblement à son aise, Umut Bozok aime déjà Nîmes, ses supporters et son stade (Photo Anthony Maurin).

Vous l'aurez compris, le jeune est loin d'être imbu de sa personne et offre de nouvelles perspectives pour le club. On sent en lui une maturité rare, une intelligence certaine et une polyvalence efficiente. "J’ai de la famille en Turquie, près d’Ankara mais je n'y vais vraiment pas souvent (NDLR dernier voyage en 2010)... Je parle Turc, j’ai fait du karaté, du piano…. Mon père qui m’a transmis ses passions. Il jouait du piano et arrivait même à en vivre un peu! De mon côté, j’ai vite laissé tomber le karaté après avoir participé aux championnats de France et atteint la ceinture noire à l’âge de 16 ans mais j’ai continué le piano. Il fallait choisir. Je joue depuis l’âge de sept ans, j’ai fait le cursus normal au conservatoire. Aujourd'hui, j’ai un petit piano que je transporte partout et je joue du classique, du jazz, des musiques de films… J’aime jouer un peu tout!".

Ses objectifs? Ses coups de cœur? Son numéro? Tant de questions qui trouvent une réponse... "À Nîmes, j'aime la ferveur, les supporters, l’histoire de ce club, le soleil…Il faut que je visite la ville mais tout ça a joué dans mon choix final. Le public a ses attentes, je dois y répondre mais je veux surtout progresser et poursuivre mon travail en toute humilité. Je vais jouer avec le numéro 19 parce que dedans il y a 9! En plus de ma date de naissance (NDLR 19 septembre 1996), j’aime bien le chiffre mais honnêtement, il n’en restait pas beaucoup! Je veux m’intégrer, connaître l’effectif, le groupe, le staff, les coéquipiers, les supporters et surtout marquer des buts mais je ne me suis pas fixé d’objectif particulier. Il faut que je m’installe le plus vite possible, je suis déjà en train de chercher quelque chose".

 

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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