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FAIT DU JOUR Belle saison en perspective au Cratère d’Alès

En attendat Godot, de Samuel Beckett.
En attendat Godot, de Samuel Beckett.

La saison 2017-2018 du théâtre du Cratère a été dévoilée, lundi soir, par le directeur Denis Lafaurie. Un programme toujours aussi riche oscillant entre théâtre, danse, musiques ou encore cirque et arts de la rue. Florilège de rendez-vous à ne pas manquer.

"Audace", "imagination", "culot avisé" : tels sont les mots choisis par le directeur du Cratère Denis Lafaurie pour décrire les bâtisseurs du théâtre alésien, première scène nationale du Languedoc-Roussillon. Depuis plus de 25 ans, des centaines et des centaines de représentations se sont tenues, faisant aujourd'hui la renommée du lieu. Cette année sera fidèle aux ambitions de l'équipe du Cratère : "inviter la ville à venir aux contacts de la diversité culturelle offerte, donner aux artistes la place qui leur revient pour se faire l’écho de leur temps, offrir à chacun la possibilité de jouir des plaisirs et de la richesse du spectacle vivant."

Théâtre

Patrick Timsit, Le livre de ma mère (27 et 28 septembre). Un jour, un tout jeune comédien nommé Patrick Timsit a lu Le livre de ma mère. Il a aussitôt su que ce texte ne le lâcherait plus. Saison après saison, il l'a lu, relu, annoté, ruminé (…) Trente ans seront passés quand un jour, tout simplement, Patrick Timsit a su qu'il était prêt, qu'il était temps et qu'il fallait maintenant passer du rêve à sa réalisation (…).

En attendant Godot, Samuel Beckett / Laurent Fréchuret / Théâtre de l’Incendie (10, 11 et 12 octobre). Un Godot lumineux, drôle, profond qui, sous des faux airs de légèreté, s’attache à la part d’ombre de notre pauvre condition d’humains. Cette version révèle le côté burlesque de l’œuvre trop souvent mis de côté pour accentuer le sérieux des « messages délivrés » (…)

Ça Ira (1) Fin de Louis, Joel Pommerat (7, 8 et 9 décembre). Il y a des « œuvres » dont la rencontre provoque un tel choc qu’elles marquent une vie entière. Elles révèlent l’humanité vibrant en chacun de nous, et s’inscrivent en éclaireur dans nos vies. Ça ira, Fin de Louis est de cette veine, de cet émerveillement dont on souhaite qu’il éblouisse chacun… Cette période de la révolution où l’establishment bascule, où la politique prend tous ses droits, où les droits de l’homme et la notion du peuple souverain prennent corps (…).

Moliere(s), Le Malade Imaginaire (15 et 16 mars) - L’Avare, Moliere / Alexis Moati & Pierre Laneyrie / Vol Plane (13 et 17 mars). Tournant depuis presque 10 ans, ces deux pièces, avec plus de 400 représentations en France et à l’international, ont remporté un succès public qui ne s’est jamais démenti (..).

Danse

La Belle au bois dormant, Tchaikovski / Petipa / Yacobson Ballet Saint-Petersbourg (3 et 4 février). C'est le ballet des ballets. Celui qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie. Les cinquante danseurs, d’une perfection technique absolue, du Yacobson Ballet de Saint-Petersbourg, sont lancés dans cette chorégraphie devenue l’une des plus célèbres de l’histoire de la danse (…).

Malandain Ballet Biarritz, Noe, Ballet pour 22 danseurs, Thierry Malandain / Gioacchino Rossini / Malandain Ballet Biarritz (14 et 15 mars). Le Ballet de Biarritz a créé l’enchantement, l’année dernière, avec La Belle et la bête : une technique parfaite, de l’audace, de l’inventivité et un grand raffinement. Ce n’est pas par hasard qu’il est, avec sa facture néo-classique d’une grande exigence, l’un des plus demandés en France actuellement. Si les 22 danseurs permanents du Ballet sont rompus à la technique de la danse classique, Thierry Malandain développe un style personnel qui crée l’harmonie entre moderne et classique et toujours nous surprend en créant d’étonnantes figures et en saupoudrant ses œuvres d’un subtil humour (…).

Another look at memory, Thomas Lebrun / CCN de Tours (6 avril). Thomas Lebrun est un chorégraphe qui ne se prend pas au sérieux. Il s’amuse à déconcerter son public, s’aventurant tout autant dans des univers loufoques et burlesques que sur des terrains plus graves, plus sombres, proposant des partitions très écrites (…).

Les Quatre Saisons, Remix / Vivaldi / Hamid El Kabouss, Cie MimH / Orchestre national de Montpellier (23, 24 et 25 mai). Dix-sept musiciens, six danseurs hip-hop, un électroacousticien. Vivaldi comme vous ne l’avez jamais entendu ! Une fois n’est pas coutume, la danse hip-hop viendra à la rencontre de la musique classique sous la baguette du chef d’orchestre David Niemann et de l’électroacousticien Julien Guillamat (…).

Musiques et variétés

Orchestre national de Montpellier Occitanie. Direction Michael Schonwandt (14 octobre). Chaque année, c’est comme un rendez-vous qu’on attend avec toujours plus de plaisir. Les quatre-vingt-dix musiciens du grand orchestre débuteront par la Symphonie n° 3 de Brahms, dont on a tous, plus ou moins, fredonné ce thème (…).

James Carter Quartet (28 novembre). Une grande grande pointure. James Carter est considéré comme un des meilleurs saxophonistes de sa génération. En 1986, à l'âge de dix-sept ans, il joue avec Wynton Marsalis et fait déjà partie du New York Organ Ensemble de Lester Bowie. Voir James Carter en concert est une expérience unique.

Elsa Gelly, Traversée Manifeste pour l’espoir (8, 9 et 10 février / 21 et 22 mars). On l’a souvent entendue chanter avec « Les grandes gueules » ou dans des projets plus personnels, comme celui autour des chansons de Vincent Roca. Avec une technique irréprochable, sa voix claire et puissante nous donne la chair de poule et son sens inné de la scène, avec une grande économie de moyens, va à l’essentiel, concentrant force et émotions.

Barry Douglas et le Camerata Ireland, Mozart / 33 musiciens sur scène (16 mars). Barry Douglas fait partie des grands pianistes de la scène mondiale. Il est un des deux seuls non Russes à avoir remporté le concours Tchaïkovski (1986).

Cirques et arts de la rue

Speakeasy, Cie The RatPack / Xavier Lavabre / Vincent Maggioni (10 et 11 novembre). Al Capone, Scarface, Eliot Ness. Nous sommes dans l’ambiance des films de gangsters des années 30. Le parrain, sa femme, son homme de main, une pin-up, un barman et un bandit. Attention, ceux qui les incarnent sont des acrobates de haut vol (…).

The Crazy Mozarts, Duo fantaisiste, bruyant, clownesque et musical, El Mundo Costrini (17, 20, 22 et 23 décembre). Voilà 20 ans que Sebastiàn Guz transporte aux quatre coins du monde son personnage d’El Nino Costrini. Clown, magicien, jongleur, mime, cet artiste argentin possède, avant tout, un incomparable sens du contact avec le public. Avec presque rien, il sait tenir en haleine un millier de spectateurs écroulés de rire (…).

Sources, Anne–Christine Tinel / Marine Arnault / Humani Theatre (15, 16 et 17 mai). Le spectacle prend la forme d’une déambulation dans la ville. Les comédiens s’emparent de la rue comme s’il s’agissait d’un décor de cinéma. Munis de casques audio, le public entre dans le film grandeur nature et partagent au chuchotement près les tourments d’une fratrie en quête de s’affranchir du poids de son héritage (…).

Dates, tarifs et réservations sur le site du Cratère.

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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