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GARD Le Département sort la tête de l’eau

Ce matin, l’ensemble des élus ont retrouvé le chemin de la Maison du Département. Une sorte de rentrée, après la séquence des Législatives qui vient de s’achever. (Photo : Coralie Mollaret)
Ce matin, les 46 élus du Département se sont retrouvés, après une longue séquence politique marquée par la Présidentielle et les Législatives. (Photo : Coralie Mollaret)

Après plusieurs années difficiles, la collectivité affiche un excédent de 43,5 M€, en 2016. Des crédits réaffectés en partie au financement du Musée de la Romanité de Nîmes, à l’abbatiale de Saint-Gilles ou à l’école de la mer à Port-Camargue.

Ce matin, l’ensemble des élus ont retrouvé le chemin de la Maison du Département. Une sorte de rentrée, après la séquence des Législatives qui vient de s’achever.

Élu député (En Marche!) la 5e circonscription, Olivier Gaillard est tout sourire. Lors de la séance publique du 6 juillet, le vice-président abandonnera officiellement son poste de vice-président en charge des routes et de président du groupe PS. (Photo : Coralie Mollaret)
Élu député (En Marche!) de la 5e circonscription, Olivier Gaillard est tout sourire. Lors de la prochaine séance du 6 juillet, le conseiller départemental abandonnera officiellement son poste de vice-président aux routes et président du groupe PS. (Photo : Coralie Mollaret)

Parmi eux, Olivier Gaillard est tout sourire. Vice-président aux routes, le macroniste a été élu député de la 5e circonscription. Denis Bouad, président PS du Département et soutien de la première heure, n’est pas peu fier de sa victoire. D'ailleurs, « nous comptons sur vous pour nous défendre à Paris.» Pas folle la guêpe...

Excédent de 43,5 M€ en 2016

Cette séance publique était dédiée au vote du compte administratif 2016. Un document comptable retraçant les recettes (1,1 Md€ et dépenses (1 Md€) réelles du Département. Olivier Gaillard n’est visiblement pas le seul à être heureux… Presque soulagé, le vice-président aux Finances, Martin Delord, annonce « un résultat positif de 43,5 M€ en 2016. En 2015, il n'était que de 16,1 M€. » Ce résultat est dû en partie à une aide exceptionnelle de l’État (8,9 M€) et à une hausse des droits de mutation sur les ventes de biens immobiliers. L’exécutif met aussi en avant ses « efforts de gestion, qui ont permis une baisse de 2 M€ sur les dépenses de fonctionnement. » Un signal positif pour la droite, qui appelle toutefois à aller plus loin.

Sur ces 43,5 M€, plus de 20 M€ serviront à financer les investissements prévus pour 2017. Cela pourrait participer à réduire la capacité de désendettement de la collectivité, estimée à 4,8 ans en 2016, contre plus de 7 ans en 2015, et 12 ans en 2014.

Ces crédits serviront en partie, à financer les contrats territoriaux. Ce matin, 6 M€ ont été débloqués pour participer à la création d’un centre d’interprétation aux changements climatiques au Mont-Aigoual (858 000€), d’une nouvelle école de la mer à Port-Camargue (445 000 €), à la réhabilitation de l’abbatiale de Saint-Gilles (200 000 €), au développement de la station thermale des Fumades (1 M€) ou encore à la construction du Musée de la Romanité de Nîmes (2 M€). 

La droite « constructive »

Ces résultats et les décisions qui en découlent, ne déplaisent pas à Laurent Burgoa. Le président du groupe d’opposition, Le Bon Sens Républicain, estime que « les années se suivent et ne se ressemblent pas », réaffirmant que son groupe « a toujours souhaité être une opposition constructive. » L’homme de droite émet toutefois un bémol : le niveau d’endettement de la collectivité « qui passe de 445 M€ en 2015 à 463 M€ en 2016. » Son homologue du groupe UDI et Indépendants est plus offensif. Si Thierry Procida note que « la situation s’améliore », il n’oublie pas la « hausse de la fiscalité », loin d’être étrangère à cet excédent, et réclame une « hausse des investissements. » Établi à 140 M€ dans les années fastes de la collectivité, ce budget est tombé à 110 M€ en 2016.

Du côté du Front National, autre discours. Le président de groupe Nicolas Meizonnet considère que « ce compte administratif est peu satisfaisant. » S’interrogeant sur la hausse de « 2,5 M€ des charges courantes », il invite l’exécutif à revoir « le budget de l’insertion, dont nous avons du mal à voir les résultats. » Quelques minutes plus tard, la vice-présidente Carole Bergeri fait voter le PDI (Plan Départemental d’Insertion) 2017-2020. L’occasion de rappeler au FN et aux autres, qu’en 2016 «  plus de 2 000 bénéficiaires des dispositifs d’insertion ont retrouvé le chemin de l’insertion professionnelle et que plusieurs centaines d’entre eux ont décroché un emploi durable ou suivi une formation qualifiante.» 

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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