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NÎMES MÉTROPOLE Des scientifiques planchent sur l’avenir de Magna Porta

Photo d'illustration de l'avenue de la gare LGV Manduel Redessan. (Photo : http://www.reichen-robert.fr/)

Photo d'illustration de l'avenue de la gare LGV Manduel Redessan. (Photo : http://www.reichen-robert.fr/)

Les 29 et 30 juin, une trentaine d’experts tentera de définir les filières économiques à implanter sur la zone d’activité de la gare LGV Manduel-Redessan.

Ils ont quarante-huit heures, avant que la fumée blanche ne sorte du toit du lycée Daudet… Jeudi 29 et vendredi 30 juin, une trentaine de scientifiques débattra de l’avenir de Magna Porta. La zone d'activité économique de 150 hectares, qui entoure la future gare LGV, dont l’ouverture est prévue fin 2019. Projet phare de l’agglomération, « entre 1,2 et 1,5 M de voyageurs s’arrêteront ici. Alors, nous n’allons pas nous lancer dans une ouverture sans l’avoir préparée » rassure Yvan Lachaud, président UDI de Nîmes Métropole.

Pour viser juste, l'Agglomération fait appel à la communauté scientifique. À en croire Francis Aynaud, directeur général adjoint de Magna Porta, cette démarche est ambitieuse et innovante : « qu’un territoire s’appuie sur des spécialistes pour définir le canevas de son projet industriel. C’est pratiquement une première ! »

4 000 à 5 000 emplois d'ici 15 ans

Les discussions s’organiseront autour de quatre tables rondes (non ouvertes au public). Sur l’Eau et l’Alimentation, le fondateur de l’institut de Chimie Séparatrice de Marcoule, Thomas Zemb, échangera avec l’ex-PDG de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) et le directeur de la recherche et innovation de Suez Environnement. Sur la Robotique et l’Usine du futur, le correspondant de Siemens discutera avec le directeur de l’Innovation du groupe DAHER. Enfin, pour les deux autres tables rondes : l’Habitat, l’Économie d’Énergie et l’Environnement puis, la Santé, Sécurité et Chimie verte, le casting de spécialistes est tout aussi prestigieux.

« Si on capte des innovations qui sont encore en maturation dans les laboratoires, nous devons nous positionner comme futur site d’accueil » plaide Francis Aynaud, qui rappelle : « l’innovation est le moteur du développement économique. » Sur Magna Porta, Nîmes Métropole ambitionne de créer « 3000 à 4000 emplois d’ici 15 ans ».  De l’aveu d’Yvan Lachaud, rien de concret n’a encore été entériné. Le centriste estime toutefois « qu'on ne peut pas passer à côté de la romanité, ni de l’agriculture qui sont des fils conducteurs. » Des marqueurs de notre territoire. Quand à la possible émergence d’un parc d’attraction, « ce n’est pas sûr. »

Pour l’agglomération, pas question de tuer le débat scientifique en imposant des pistes préétablies. D'ailleurs, « quand Saint-Étienne a transformé son économie autour du design, rien ne l’a prédestiné à le faire » poursuit le directeur adjoint. Pour autant, « on ne fera pas de développement économique hors sol. Notre boulot sera de recaler les pistes des scientifiques sur l’ADN territorial. »

Subvention d'État 

À l’issue de ces deux jours, « le président et les élus pourraient se forger une intime conviction sur le bon plan d’investissement à réaliser sur le territoire. » Si tout va bien, le projet sera déposé avant le 29 septembre auprès des services de l’État, dans l'espoir de bénéficier de l’appel à projet AMI (Appel à Manifestation d’Intéret). 

Coralie Mollaret

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