A la uneEconomie

GARD La gestion de l’ancienne CCI Alès « pose des questions » à Éric Giraudier

Francos Cabanat et Éric Giraudier. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Francis Cabanat et Éric Giraudier. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Ce matin, le président de la CCI Gard, Éric Giraudier, et son trésorier, Éric Butel, ont présenté les comptes 2016 des CCI Alès-Cévennes et Nîmes. Certaines pratiques de l’ancienne CCI Alès-Cévennes interrogent les deux hommes…

Le nom de Francis Cabanat* n’a pas été prononcé une seule fois mais le président de la CCI Gard - pendant quelques semaines seulement - était dans toutes les têtes au moment de la présentation des comptes 2016 de la CCI Alès-Cévennes. A écouter les deux Éric (Giraudier & Butel), beaucoup de questions restent en suspens, notamment sur la gestion et les contrôles de cette CCI.

Les deux hommes révèlent les résultats de l’exercice 2016 : la CCI Alès connait un déficit de 2,6M€ alors qu'il est quatre fois inférieur à Nîmes (656 000€)… Un autre problème pointé du doigt par le trésorier se trouve dans les frais de personnel de plus de 2,2M€ alors que les ressources d’exploitation sont plus faibles (2,1M€) :« C’est comme si une entreprise avait plus de salaires à payer que de rentrées d’argent », compare Eric Butel. A titre informatif, à Nîmes, les frais de personnel sont de 9M€  pour des ressources de 14M€.

Giraudier : « On a arrêté les comptes, mais pas l’hémorragie »

Autre point, la baisse significative des capitaux propres à Alès lors du mandat Cabanat : 10M€ en 2011 pour 4M€ en 2016 (Nîmes : 14M€ en 2011 / 13M€ en 2016). « On a stoppé des ventes de biens immobiliers qui étaient non conforme à la loi, avec des valeurs trois fois inférieures », avance Eric Giraudier qui cite l’exemple de l’aérodrome de Deaux que l’Agglo d’Alès allait acquérir pour 660 000€ alors que le site vaut 2,7M€ selon le binôme de la CCI Gard. « Ce qui me gêne, poursuit Giraudier, c’est comment on peut dilapider tout cet argent. A Alès, ils vendaient leurs biens pour mener la grande vie. Nous on a émis des alertes ».

Au cas où la mule ne serait pas assez chargée, le trésorier reprend : « Pour vous donner un exemple, il y a une entreprise alésienne qui ne paie pas son loyer depuis trois ans. Et on ne vous parle pas des prêts de dizaines de milliers d’euros octroyés par la CCI Alès qui ne sont pas remboursés ». Éric Giraudier conclut : « on a arrêté les comptes, mais pas l’hémorragie ».

L’avenir

Pour le budget 2017 de la nouvelle CCI Gard, et au vu des résultats cités plus haut, l’équipe Giraudier a été très « prudente » et n’aura pas les mains complètement libres. « Clairement, on va serrer les dépenses, résume le président Giraudier. On va devoir décaler des achats, des travaux aussi… ». A Alès, où les frais de personnel - on l’a vu - sont conséquents, il n’y aura pas de licenciements : « Mais on va énormément changer le contenu des postes. Les départs à la retraite ne seront pas remplacés et les CDD ne seront pas forcément renouvelés. On va avoir de plus en plus de personnes expertes qui seront à la disposition du département », détaille-t-il. Autrement dit, il va falloir être mobile. Mais Éric Giraudier assure : « Le projet est compris. Il ouvre l’avenir de la CCI Gard ». Pour l’instant, l’avenir proche de la CCI se jouera devant le tribunal administratif, ce vendredi, pour l’examen du recours en annulation déposé par Francis Cabanat.

*Sollicité par nos soins, Francis Cabanat n’a pas donné suite à notre appel

Tony Duret

 

 

Etiquette

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

Vous aimeriez aussi

1 commentaire sur “GARD La gestion de l’ancienne CCI Alès « pose des questions » à Éric Giraudier”

  1. C’est du propre ! Pendant des années, la CCI d’Alès , c’est à dire Cabanat le pion du maire d’Alès , nous a fait croire que sa CCI était quasiment la mieux gérée de France. Cabanat avait m^me des ambitions nationales. Il aura fallu des bisbilles internes pour qu’on découvre l’état déplorable et une partie des magouilles de cette CCI.
    Question : que faisaient les autres patrons membres de la CCI d’Alès? juste acte de présence et pour tirer quelques avantages? Aucun contrôle? Qui a décidé de brader les « meubles » de la CC?
    Tout cela prouve qu’il faut éviter le cumul dans le temps et que tout pouvoir doit être systématiquement contrôlé. Cela prouve que faire gérer des collectivités par des patrons n’est pas un gage de sérieux. Les nîmois l’ont assez vu et payé à Nîmes avec Bousquet.
    Dernière question : quel est la responsabilité de l’Agglo d’Alès, bénéficiaire du bradage de certains biens dans le fiasco de la CCI d’Alès ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité