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GARD L’ancien raseteur, devenu chanteur, condamné et incarcéré

Palais de justice de Nîmes. DR
Palais de justice de Nîmes. photo illustration DR

"Elle est magnifique, je l'ai élevée, j'étais père et homme au foyer. Je lui donnais des conseils, je lui disais de ne pas trop manger car ce n'était pas bon pour elle. Elle fait des concours de beauté,  on ne peut pas faire n'importe quoi, il faut une hygiène de vie. J'ai inscrit ma fille au concours miss France", glisse cet homme de 64 ans, qui comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour "violence" et "harcèlement moral", sur sa fille, âgée d'une vingtaine d'années et sa compagne. Présentes à l'audience, elles sont venues évoquer cet "artiste", cet homme qu'elles ne reconnaissent plus depuis la majorité de la fille du couple.

Le 20 juin, une nouvelle altercation et des mots crus, abaissants, auraient été prononcés par l'ancien raseteur, passionné par la Camargue qu'il chante dans de nombreux spectacles locaux. Les deux femmes meurtries ont déposé des plaintes. "Elle est devenue majeure, il y a eu un conflit de générations. Je suis très fusionnel avec ma fille, peut-être trop. Je suis trop protecteur aussi", poursuit le prévenu qui est en détention provisoire depuis le 26 juin. "Entre ce que vous nous dites aujourd'hui sur le caractère protecteur et les mots que vous auriez prononcés, il y a un monde", coupe Géraldine Maitral, qui préside l'audience correctionnelle. Le prévenu répond de façon évasive sur les propos insultants qu'il aurait prononcé sur les "femmes" de sa vie. Il lâche juste : "Je ne supportais pas qu'elle fréquente certains garçons. Il y en a un qui se droguait, un père peut-t-il accepter ça ?"

Sa femme a aujourd'hui peur de celui qu'elle considère comme" l'homme de sa vie" : "Vous savez, on ne porte pas plainte contre son mari de gaieté de coeur. C'est une mesure de sécurité pour nous. J'ai peur et ma fille aussi du matin au soir, je crains un drame, que la situation ne dérape. Depuis 3 ans, il a totalement changé, je ne le reconnais plus du tout. Les coups ce n'est rien, mais les mots, c'est du venin. Il a besoin de soins", poursuit la compagne du prévenu à la barre du tribunal. "C'est devenu le diable".

L'ex-raseteur qui n'avait pas de casier judiciaire écope d'une peine de prison ferme de 6 mois avec un maintien en détention. Au total, la sanction est de 24 mois dont 18 avec sursis. Il a également l'interdiction d'approcher sa femme et sa fille.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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