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NON ELUCIDE Une femme poignardée… et toujours pas identifiée 16 ans plus tard

Crime scene investigation, using of dactyloscopic brush to reveal fingerprints

Les enquêteurs de la section de Recherches de Nîmes l'ont surnommé "Toutankhamon". Le 15 septembre 2001, la découverte de cette femme nue, gisant dans une vigne à 300 mètres de la voie ferrée, à Montfrin reste une grande énigme. 16 ans après, la victime n'a toujours pas été identifiée.

Dès le départ l'enquête s'annonçait très difficile. La particularité du dossier ?  Il est passé totalement inaperçu à cause de l'actualité mondiale. L'attentat des tours jumelles le 11 septembre 2011 à New-York focalisait à cette époque les médias de la planète et les journaux locaux. Lorsque 4 jours plus tard, dans le Gard, cette femme de 30 à 40 ans est découverte, l'affaire n'a droit qu'à quelques lignes dans le journal régional et encore dans les pages locales. Depuis, malgré des investigations tout azimuts, le dossier est au point mort. Personne n'a signalé une disparition inquiétante d'une femme de cet âge dans la région, mais aussi en France, à la période où remonte la mort c'est à dire au maximum 3 semaines avant la découverte du corps. Il n'a été retrouvé aucun papier, aucun indice près du corps, pas un seul élément permettant aux gendarmes de tirer un fil d'enquête. La victime n'avait aucun vêtement sur elle. La seule certitude est donnée par l'expertise médico-légale: elle a été poignardée à 15 reprises sur le thorax et près du cou. Et puis, les gendarmes en charge de l'enquête ont persévéré sur les rares éléments en leur possession. Notamment un médicament que prenait la victime. Un médicament qui n'était à l'époque donné en France que dans les hôpitaux et dans des protocoles précis.  Tous les hôpitaux et cliniques de l'hexagone ont été interrogés sur un éventuel rapprochement avec une patiente, sans résultat probant. Une piste s'est refermée.

La victime vient-elle d'un pays étranger ?

Des investigations ont été menées en Espagne et en Italie, sans plus d'avancée. Des rapprochements ont été effectués avec des disparitions de femme, mais les conclusions se sont avérées négatives. "S'il n'y a pas de témoin, pas d'élément à exploiter, pas de déclaration de disparition pouvant permettre de suivre une direction d'enquête c'est très compliqué de sortir une affaire, c'est presque mission impossible ", déclare cet enquêteur qui n'a pas participé à l'époque aux investigations. "Rester avec le crime aussi sordide d'une femme, sans pouvoir donner une réponse pénale c'est frustrant pour un enquêteur", poursuit notre témoin. Les experts de l'IRCGN, l'institut de recherche de la gendarmerie nationale de Rosny-sous-Bois, ont travaillé sur la dentition de la victime. Ils ont effectué un prélèvement osseux, sans pourvoir faire rebondir cette enquête. 16 ans après avoir été lardée de coups de couteau, le mystère "Toutankhamon" plane, la victime n'est toujours pas identifiée.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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