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BOUILLARGUES Mis en examen pour assassinat et libéré 3 mois après son arrestation

Le palais de justice de Nîmes. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard).

Le palais de justice de Nîmes/ Objectif Gard

Un homme a été abattu dans sa rue, à Bouillargues, en périphérie de Nîmes, le 31 juillet 2016. Deux jeunes hommes de la même famille, sont soupçonnés d'être à l'origine de l'exécution. Le commanditaire présumé est en détention provisoire, tandis que celui est suspecté d'être le tireur ayant agi avec un casque intégral a été libéré ce vendredi à 12h30 par la chambre de l'instruction de Nîmes. Ce jeune d'une vingtaine d'années, inconnu des services de la justice avant l'assassinat de Bouillargues, clame son innocence depuis son arrestation en mai dernier. Il a déposé à plusieurs reprises des demandes de remise en liberté qui restaient infructueuses. Une nouvelle demande étudiée cette semaine lui a permis de retrouver la liberté, puisqu'il est depuis ce midi placé sous contrôle judiciaire pour cet "assassinat", survenu il y a un an. Il avait été arrêté avec un membre de sa famille au début du mois de mai 2017, après une enquête de la Section de Recherches de Nîmes.

"Mon client sort de prison, enfin la justice va chercher le véritable coupable. Depuis son interpellation et sa mise en examen pour assassinat il ne comprend pas ce qu'il fait derrière les barreaux. Il nie toute participation à cette exécution, affirme son conseil maître Rémy Nougier.

"Les témoins de l'assassinat évoquent un homme aux cheveux longs qui a tiré de la main gauche alors que mon client est droitier et des cheveux courts. Dans ce dossier le reste de la procédure c'est l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a entendu quelque chose", a plaidé avec succès maître Nougier devant la Cour d'Appel alors que la représentante du parquet général s'opposait farouchement à cette demande de libération.

Lors de la précédente audience publique qui s'est déroulée devant la même chambre de l'instruction, mais avec la composition habituelle de magistrats, la présidente avait évoqué un conflit entre le tireur présumé et la victime et même des coups échangés entre les deux hommes juste avant l'exécution.

Boris De la Cruz

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