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NON élucidé: Le meurtre sauvage d’une retraitée, tuée chez elle

Crime scene investigation, using of dactyloscopic brush to reveal fingerprints

Que s'est-il passé dans une villa du quartier Saint-Césaire à Nîmes dans la nuit du 8 au 9 janvier 2004 ? Treize ans après, la vérité judiciaire n'a pas éclatée et les investigations sont au point mort. Pourtant, une septuagénaire a été tuée chez elle, avec un objet contondant. Les légistes ont évoqué à l'époque dans le rapport d'autopsie "un acharnement sur la tête de la victime" qui semble ne pas s'être défendue.

C'est le 9 janvier 2004 au matin que le propriétaire des lieux découvre le corps inanimé de son épouse sur le canapé du salon. La télévision fonctionne encore comme la veille au soir. Un téléphone portable, un DVD et quelques objets anodins ont disparus. Le mari appelle les secours, le SAMU, puis la police. Mais il n'y a plus rien à faire pour la septuagénaire. Rapidement, l'enquête de police est activée. Il n'y a pas eu d'effraction dans la maison, une porte est peut être restée ouverte, sans certitude encore aujourd'hui...

Le mari de la victime raconte que la veille de la découverte du corps, le soir, il s'est aperçu qu'il n'y avait plus de carburant dans son véhicule alors que lui et son épouse devaient partir en vacances de ski. Le 8 au soir donc, vers 22h, le mari sort et achète de l'essence dans une station service de nuit. Lorsqu'il rentre son épouse regarde la télé. Lui part se coucher sans dire un mot. Il ne sait pas si son épouse a été agressée à ce moment-là ou pas, puisque pour monter à sa chambre, il avait le dos du canapé comme seule vision. Ce n'est que le lendemain matin, qu'il s'aperçoit du crime et qu'il alerte les secours.

L'homme de la maison est placé en garde à vue quelques heures avant d'être totalement blanchi. Par contre, les enquêteurs multiplient les investigations et s'intéressent à un étrange individu qui aurait surpris le voisinage par son attitude dans la soirée du 8 janvier. Un homme qui parlait tout seul et qui faisait des allées et venues dans la rue de l'Espérance, l'endroit où le crime a été commis. Cet individu qui n'a jamais été retrouvé était si étrange qu'il a fait peur à des voisins. Il aurait même demandé son chemin à une personne qui décrit le même profil inquiétant. Un portrait-robot a été dressé, mais il n'a jamais permis de retrouver l'homme en question.

La police judiciaire n'a jamais pu faire aboutir l'enquête. Treize ans après le crime, la mort de Marie-Rose n'est toujours pas élucidée.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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