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NÎMES-GARONS Feux de forêt : les cinq chiffres à retenir

Photo dillustration dun incendie. Crédit photo : SDIS du Gard)
Photo d'illustration d'un incendie. (Crédit photo : SDIS du Gard)

Installée en avril à Garons, la base de la Sécurité civile a fait un pré-bilan de la saison des feux de forêt, avec 15 000 hectares brûlés. Une activité dense mais pas exceptionnelle... En 2016, environ 10 000 hectares avaient été détruit par les flammes.

Voici les cinq chiffres clefs à retenir… 

• 26 avions. C’est la flotte anti-incendies de la base de la Sécurité civile. Elle se compose de 12 Canadairs, 9 Trackers, et deux Bombardier Dash 8 et 3 avions Beechcraft. Soumise à plusieurs critiques sur sa vétusté - notamment de la part des pilotes - la flotte sera en partie renouvelée d’ici 2022. Un appel d’offres a été émis en ce sens par la Direction Générale de l’Armement. En outre, 73 pilotes sont attachés à la base de Garons.

• 16 000 hectares. C’est la surface qui a brûlé depuis le début officiel de la saison des feux de forêt, en juin. L’origine de la plupart des incendies est « criminelle » rappelle Roger Gennaï, chef du groupement avion. En 2016, environ 10 000 hectares ont été détruits. « Le delta n’est pas si important. Seulement, nous avions perdu l’habitude des grosses sécheresses. Cette année, le stress hydrique a été important avec plusieurs points noirs, notamment dans les Bouches-du-Rhône » commente M.Gennaï. Pour rappel : en 2003, la canicule avait entraîné la destruction de 63 000 hectares !

• 2600. C’est le nombre d’heures de vol effectuées par les 73 pilotes de la base, soit le double de l’année dernière. Cela regroupe les interventions des canadairs mais également la veille des avions de guet aérien. Pour information : une heure de vol coûte 8 000€. « Ce coût est principalement lié aux frais d’entretien du matériel » assure Roger Gennaï.

L’origine de la plupart des feux étant « d’origine criminelle » rappelle Roger Gennaï, chef du groupement avion. Photo : Coralie Mollaret)
L’origine de la plupart des feux est « criminelle » rappelle Roger Gennaï, chef du groupement avion. (Photo : Coralie Mollaret)

 30 minutes. Entre le déclenchement de l’alarme et leur décollage, c'est le temps qu’ont les pilotes pour se préparer. Chaque soir, le COZ (Centre Opérationnel des Zones) se réunit pour évaluer la situation. Ce qui permet à la base de définir ses effectifs à mobiliser, en fonction du risque.   

10 minutes. Cette année, les feux de forêt se sont concentrés dans le sud-est de la France (Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes), contrairement à 2016 où c’est l’ouest qui avait été particulièrement touché (Pyrénées-Orientales, Aude, Lozère). Installée depuis avril à Garons, les pilotes sont à 10 minutes de Marseille. Pour Roger Gennaï : « qu’elle soit à Garons ou à Marignane, ça n’a aucune importance. Cette année, les feux se sont déclarés dans le sud-est, l’année dernière c’était dans le sud-ouest. Ça peut être étonnant, mais il n’y a pas d’enjeu stratégique ! »

Coralie Mollaret

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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1 commentaire sur “NÎMES-GARONS Feux de forêt : les cinq chiffres à retenir”

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