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GARD Olivier Gaillard, député de la ruralité

Olivier Gaillard entouré de son équipe. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Olivier Gaillard entouré de son équipe. Photo Tony Duret / Objectif Gard

On ne sait pas si c'est la lecture de son bulletin de notes le matin même (relire ici) ou ce premier point presse en tant que député, mais Olivier Gaillard est d'humeur badine ce mardi 29 août à la cantine solidaire de Rochebelle. Concentré mais détendu, le quinquagénaire résume son positionnement ainsi :"entre député godillot et député frondeur, il y a une place". Gaillard, portrait d'un député à part.

Une semaine de vacances. Pas un jour de plus. Olivier Gaillard n'a pas perdu de temps pour croquer à pleines dents ce premier mandat de député que les électeurs de la 5ème circonscription du Gard lui ont confié. Depuis le 18 juin, jour de sa victoire, le Sauvain a répondu à l'appel de ses électeurs en étant sur tous les fronts, que ce soit dans son fief ou à Paris. A l'Assemblée nationale, cet homme pressé a déjà épuisé son stock de treize questions : "j'ai utilisé tout mon forfait", dit-il en souriant. Quand on lui demande quelles ont été les réponses, le sourire s'efface : aucune ! La politique nationale exige de la patience...

En attendant des réponses, Olivier Gaillard s'acclimate à son nouvel environnement, à sa nouvelle vie. Il concède avoir passé un premier mois "complexe" à l'Assemblée, sans bureau, à observer les autres : "J'ai trouvé mes marques petit à petit en écoutant pour me faire mon idée". Au fil des semaines, il trouve son rythme et décide d'être à Paris en début de semaine et de revenir à sa permanence de Quissac, au plus près de ses administrés et des réalités, à partir du jeudi. Une formule qui lui permet de ne pas négliger la partie terrain : "C'est ce que j'aime faire et je peux déjà vous dire que je ne finirai pas parisien".

Profitant de l'été et du mercato politique qui se joue après les Législatives, coach Gaillard compose son équipe. Malin, sentant qu'il ne faut pas traîner, il recrute très vite deux jeunes femmes de l'ancienne équipe de son ami Fabrice Verdier, député sortant de la 4ème circonscription limitrophe. Guénaëlle Thiery arrive comme coordinatrice de l'équipe et gère les questions locales. Laëtitia Ferrero, elle, s'occupe de toute la partie administrative. Un troisième élément, Guillaume  Ramon, ancien collaborateur de la députée Françoise Dumas, vient compléter le groupe et s'attache aux thématiques nationales. Un effectif quasiment au complet qui pourrait être étoffé prochainement par un mi-temps à Paris.

Olivier Gaillard. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Olivier Gaillard. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Place à l'action

L'équipe constituée, Olivier Gaillard devient membre de la commission Finances avant d'être nommé rapporteur du budget opérationnel de la défense. Il s'attaque à de nombreux dossiers dont celui de la ruralité, qui lui tient particulièrement à cœur et qui colle à sa circonscription qui s'étend des Cévennes à la Vaunage : "Le président a dit qu'il voulait l'égalité des territoires. Dont acte. Il faut y aller. Je veux un grand projet de la ruralité, le pendant de ce qu'il se passe pour l'urbain dans le rural. Il faut travailler sur la désertification médicale, l'éducation, le haut débit, la téléphonie, les zones blanches..." Des sujets qui ont un sens dans cette vaste circonscription.

Durant ces deux premiers mois d'exercice, le député gardois, marqué par des années de pratique en tant qu'élu local, a donné le ton de son mandat en refusant d'être le béni-oui-oui de l'Assemblée. "Je ne peux pas voter la loi Notre", répond-il quand on aborde le sujet du transfert de la compétence de l'eau et de l'assainissement aux communautés de communes, "sinon on donne les pleins pouvoirs aux grands groupes". Interrogé sur de multiples sujets d'actualité, Olivier Gaillard se dit "moyennement pour" la suppression de l'Impôt sur la Fortune ; souhaite le maintien des contrats aidés ; entend remplacer la réserve parlementaire par une enveloppe qui serait dédiée aux associations avec un "turn-over" dans le choix de celles-ci ; exige une transparence sur les origines géographiques des vins... Bref, le nouveau député ne manque ni d'idées, ni de volonté. Il ne reste plus qu'à lui recréditer son forfait de questions à l'Assemblée... Et ça repart !

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

 

 

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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