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TOROS La Feria du Riz et ses desseins dessinés

(Photo Anthony Maurin).
(Photo Anthony Maurin).

L'année dernière décorées par le maestro Luis Francisco Espla, les arènes d'Arles seront habillées par l'artiste sétois Hervé Di Rosa pour la corrida goyesque de la Feria du Riz des 9 et 10 septembre prochains. Le lendemain, les Miura qui étaient prévus en piste seront complétés par des Baltasar Iban.

La feria sera courte mais probablement intense. Deux corridas dont une goyesque et une miurada. Deux spectacles aux antipodes l'un de l'autre, deux sessions toros très variées pour une aficion qui a intérêt à se rendre aux arènes. Sans aucune novillada (avec ou sans picador) et sans la traditionnelle corrida de rejon qui plaît aux amateurs de chevaux, Arles se recentre sur la diversité de l'expression des sentiments taurins.

Juan Bautista aux banderilles (Photo Anthony Maurin).
Juan Bautista aux banderilles (Photo Anthony Maurin).

La corrida goyesque est devenue, depuis sa création en 2005, un rendez-vous incontournable de la tauromachie locale. On y trouve l'inspiration artistique d'un maître et le savoir-faire taurin de matadors très inspirés. Après l'écrin réalisé par l'ancien maestro Luis Francisco Espla (qui avait repris l'épée pour l'occasion), c'est le Sétois Hervé Di Rosa qui ira de son coup de pinceau. Ses formes très allongées, à la manière des masques africains, sauront mettre en exergue l'ovale de la piste et révéleront l'essence du combat.

Sur une piste entièrement dessinée et décorée, les toros de Domingo Hernandez tenteront d'être à la hauteur des espérances aficionadas. Pour les combattre, trois artistes. El Juli, compagnon de cartel du directeur des arènes depuis des lustres. Le diestro madrilène a déjà gracié des toros dans ces arènes. Le public l'aime et ces-derniers temps, même si ses mises à mort font encore couler beaucoup d'encre, ses gestes s'adoucissent et des traits soyeux sont mis en lumière par les courbes qu'il trace sur le sable. Juan Bautista, l'Arlésien directeur des arènes, sera le numéro deux. Lui aussi connaît une belle année 2017 et passe avec succès chacun de ses rendez-vous. Il a même toréé deux courses lors d'une journée un peu folle où il a dû prendre un hélicoptère pour assurer son second contrat! Enfin Cayetano, le fils d'un Paquirri qui a marqué à jamais les arènes d'Arles, sera le troisième larron à s'engager dans cette bulle de rêve. Grosse temporada 2017 pour le beau garçon qui en plus de ses dispositions physiques et taurines est loin d'être le benêt du village.

Le mépris respectueux version Mehdi Savalli (Photo Anthony Maurin).
Le mépris respectueux version Mehdi Savalli (Photo Anthony Maurin).

Le lendemain, les Muira déboulent. Les toros légendaires seront l'opposé contraire aux toros de la veille. Enfin presque... Il y a deux jours et suite à des affrontements violents ayant opposé les toros de Miura destinés à Arles lors des opérations préalables à leur embarquement, trois d'entre eux se sont avérés inaptes pour la lidia. Les ganaderos n'ayant pas été en mesure de proposer trois autres toros de trapio équivalent pour les remplacer, l'empresa, à son grand regret au regard de l'excellent jeu proposé par la corrida de Miura à Bilbao, a opté pour modifier l'affiche de la corrida du dimanche et organiser un défi ganadero.

Trois toros de Miura seront donc opposés à trois autres de Baltasar Iban, ganaderia triomphatrice de la temporada 2015 à Arles. Réputés pour leur caste vive et leur mobilité, ainsi que pour leur présentation toujours irréprochable, les anciens Contreras de Baltasar Iban ont récemment reçu l'apport génétique de sementals de Pedraza de Yeltes - autre ganaderia triomphatrice à Arles.

Les artistes vont se muer en combattants. Devant ces monstres qui fêtent le 175ème anniversaire de leur fer, le tout petit torero belluaire Rafaelillo. Habitué de la ganaderia en terre arlésienne, le blondinet est un maître d'arme. Il connaît leur moindre déplacement, échafaude des plans qui tombent souvent à l'eau mais n'hésite pas à rentrer dans le lard des fiers pensionnaires de Zahariche. En numéro deux, l'Arlésien Mehdi Savalli. Attachant, extravagant et écorché, le torero doit se refaire un nom et ce genre de course peut y contribuer. Mehdi mérite tellement mieux que de se frotter aux Miura mais un contrat est un contrat, demandez à Juan Leal qui vient de s'en cogner deux avec brio à Bilbao... Capeador, banderillero et fantasque torero, Mehdi Savalli promet spectacle et passion. Enfin, un jeune loup qui va sur ses dix ans d'alternative (prise à Nîmes), l'Espagnol Ruben Pinar. Lui aussi est "clafi" de bonne volonté et de connaissances techniques. Cette corrida sera marquante ou ne sera pas. Cette feria sera marquante ou ne sera pas. Croisons les doigts!

réservation.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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