POLITIQUE Les Radicaux vers la réconciliation

Le président départemental du PRG Michel Cegielski et le président départemental du PRV Jean-Luc Chapon (Photos d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le président départemental du PRG Michel Cegielski et le président départemental du PRV Jean-Luc Chapon (Photos d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)

C’est une page de quarante-cinq ans d’histoire qui va se tourner chez les Radicaux, séparés depuis 1972 entre Radicaux de gauche et Radicaux valoisiens : l’heure est à la réconciliation.

« Macron a impulsé ça », indique sans détour l’animateur du cercle bagnolais du PRG Michel Valentin.

« On a toujours été au dessus des considérations gauche - droite »

Par ces propos quelque peu abrupts, comprendre que « la nouvelle donne politique a fait réfléchir. » Car si aujourd’hui, c’est le mouvement présidentiel qui revendique le « et droite et gauche », « à la fondation du Parti Radical on ne parlait pas de gauche ou de droite, mais d’humanisme et de république, on a toujours été au-dessus des considérations gauche - droite, dans une philosophie héritée de la Révolution », appuie le président gardois du PRG Michel Cegielski.

Ainsi, le plus ancien parti de France, créé en 1901, retrouve donc sa philosophie originelle dans l’air du temps du paysage politique actuel. Pour ce faire, sa partie gauche, alliée traditionnelle du PS et sa partie droite, membre de l’UDI, sont donc sur la voie de la réunification. « Il y a des contacts depuis plusieurs mois, on travaille déjà au projet politique commun et sur les statuts », précise Michel Cegielski. Une chose est sûre, les Radicaux réunis ne seront « pas les supplétifs d’En Marche, et on aura une indépendance plus marquée vis à vis du PS », annonce le Bagnolais, qui mettra de toute façon cette réunification au vote des militants gardois.

L’université d’été du parti et de Génération écologie se tiendra vendredi et samedi à Montpellier, où les Gardois ont prévu de venir en nombre. Du moins côté PRG, sachant que pour l’heure Michel Cegielski et son homologue président départemental du PRV le maire d’Uzès Jean-Luc Chapon, ne se sont pas encore contactés. Un congrès du PRG doit suivre à l’automne, avant un autre le 9 décembre, où sera actée la réunification des deux partis radicaux. Le 9 décembre, anniversaire de la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’État, pour souligner la laïcité comme valeur cardinale des radicaux, encore séparés pour quelques semaines.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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