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FAIT DU JOUR Tango, Gare TGV et Magna Porta… Nîmes Métropole fait sa rentrée

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Le président de Nîmes Métropole Yvan Lachaud ce mardi 12 septembre 2017 à l'occasion de sa rentrée Photo AS/ObjectifGard

Ce mardi 12 septembre marquait la rentrée officielle de l'Agglo. Yvan Lachaud, son président, avait convié la presse pour dresser le bilan des festivités estivales de Nîmes Métropole, présenter l’ordre du jour du prochain Conseil communautaire (qui aura lieu le 18 septembre) et faire un point sur la situation des transports publics à Nîmes après nos révélations, il y a quelques jours.

Bilan estival

C'est au Bistr’AU Nutile qu'Yvan Lachaud a décidé de convier la presse locale pour égréner les sujets chauds de la rentrée. Avant cela, l'occasion était belle de faire le bilan de la saison estivale marquée par Clé de Sol en Costières. Une première édition et un concert de Roberto Alagna à guichet fermé. Une expérience qui va certainement être renouvelée l'an prochain. Un mot sur les traditions taurines avec en premier lieu, le Bolsin, 3ème du nom remporté par Adam Belaidi. Mais aussi 30 évènements tout au long de la saison qui ont attiré des milliers de spectateurs. Enfin, un zoom sur le Jazz Festival qui va parcourir l'Agglomération de Nîmes du 22 septembre au 21 octobre prochain.

Magna Porta

Plusieurs projets structurants sont dans les tuyaux en ce qui concerne Magna Porta. Cœur même du projet de territoire Nîmes Métropole 2030. L’ambition affichée d’y développer 3 à 4000 emplois sur les 15/20 ans à venir. Ce futur quartier économique, le long de la Via Domitia sera le trait d’union entre Nîmes et la future gare TGV de Manduel-Redessan. Une pépinière d'hôtel d'entreprises et des ateliers relais en projet. « Avant décembre 2019, un grand nombre d'équipements sont prévus. Mais nous avons à cœur de nous distinguer en plaçant l'agriculture au centre du projet » témoigne Yvan Lachaud. On s'achemine donc vers la construction d'un atelier de mutualisation agricole. L'industrie n'est pas oubliée avec quatre thématiques fortes en discussion : la robotique, l'habitat méditerranéen et son confort, la chimie "verte" dans le respect des nouvelles normes européennes et enfin, sujet ô combien important dans le Gard, la prévention des risques. Par ailleurs, la création d'un véritable complexe sportif est en projet. D'un accueil potentiel de 7000 places avec vocation à recevoir des compétitions nationales notamment dans les arts martiaux.

Nouvelle Gare de Manduel

« C'est acté, il y aura une gare TER sous la gare TGV, elle accueillera 21 TER soit 42 aller-retour par jour qui pourraient servir de navettes pour les 14 TGV qui s'arrêteront chaque jour à Manduel, il n'y a donc plus de débat aujourd'hui » souligne en préambule Yvan Lachaud comme pour couper court à toutes questions sur le sujet qui fâche du financement régional. Pour rappel, la Région s'est engagée à financer une partie des 95 millions d'euros que coûte la Gare et après les Etats Généraux du Rail, a semblé vouloir mettre le sujet sous le tapis. « Carole Delga a été claire, elle ne veut pas de surcoût. Il n'y en aura pas. Par ailleurs, je suis d'accord avec elle pour aller vite » affirme le président de Nîmes Métropole sachant que le maire de Montpellier, Philippe Saurel, attend avec impatience cette ouverture.

École d'ingénierie In'Tech arrive à l'EERIE

Une des premières délibérations à l'ordre du jour du conseil communautaire porte sur le déblocage d'une avance de 200.000 euros pour accompagner l'installation de la nouvelle école d'ingénierie à EERIE, In'Tech Sud-Ouest. Ce campus a pour ambition de former les experts en ingénierie du logiciel et en systèmes et réseaux de niveau Master 2. Dans la logique de l'Agglo de Nîmes de devenir un territoire numérique fort. « C'est selon moi, l'école de la 2ème chance avec deux promotions de 25 élèves sur 5 ans. On peut intégrer cette formation sur dossier et elle est ouverte aux étudiants sans baccalauréat. L'autre avantage de ce cursus c'est qu'il s'autofinance. En effet, les jeunes vont payer les 3 premières années mais les deux dernières en alternance permettront de rembourser l'investissement. Enfin, il offre l'opportunité d'obtenir un diplôme d'ingénieurs, porteurs d'emplois » rappelle Yvan Lachaud. Avec la Saur, In'Tech, la CNAM, Créajeux demain et le futur Fablab, il va falloir pousser les murs à l'EERIE, annoncé il y a encore peu comme un bâtiment sans futur. « On a fait redémarrer ce lieu de formation » souligne le président de l'Agglo non sans fierté.

Bouleversement dans les transports

« Le domaine des transports nous préoccupe depuis longtemps » aborde Yvan Lachaud qui poursuit : « Nous constatons depuis des années des dépenses supérieures à celles des autres villes de même taille. » Il faut dire que le coût du transport est de 55 millions par an pour Nîmes Métropole. « Un demi-milliard depuis 10 ans » renchérit le président. Le déficit de 18 millions d'euros a été ramené à 11 millions aujourd'hui « mais ce n'est pas suffisant ». Pourtant, l'augmentation de tarifs et la réduction de l'offre kilométrique sont passés par là. L'agglomération nîmoise ambitionne de porter le déficit à moins de 2 millions. Pour cela, il lui reste la dernière cartouche dans sa poche : annuler la délégation de service public confiée à Kéolis. Bonne nouvelle pour Nîmes Métropole : une clause dans la DSP signée en 2013 prévoit une sortie franche en cas d'impossibilité de financer la prochaine ligne T2. C'est dans ce cadre que la rupture est consommée avec une délibération votée lundi prochain pour une sortie de la DSP. « Ce n'est pas avec joie. Nous aurions préféré faire autrement mais le constat est implacable au regard du déficit chronique des transports chaque année. Nous ne pouvons pas réaliser confortablement la T2 » argumente Yvan Lachaud. Dans les faits, la T2 se fera en deux étapes. Une première d'ici fin 2019 prévoit une couverture de la partie Ouest de la ville de Nîmes en direction de la Gare centrale. Coût : 50 millions d'euros financés par le programme ANRU en partie. Mais il faudra également faire l'acquisition de 10 nouveaux bus non polluant (au gaz). La deuxième tranche sera exécutée plus tard pour couvrir la partie Est. Coût potentiel : 30-35 millions d'euros. « L'objectif est donc de relancer un nouvel appel d'offre en visant plusieurs millions d'économie pour accompagner ces nouveaux projets ».

Kéolis en question

"Je veux préciser que sur les trois audits réalisés par des cabinets indépendants, il en ressort un certain nombre d'éléments troublants. J'ai donc saisi le président de Kéolis par courrier afin d'obtenir des explications claires," indique d’emblée Yvan Lachaud. Quatre points semblent poser problème : le recours régulier à de la sous-traitance (près de la moitié des kilomètres annuels) avec des disparités de prix selon les prestataires. La production kilométrique réelle en décalage par rapport au nombre de kilomètres annoncés. « Le désaccord porte tout de même sur 200.000 kilomètres  » révèle à la presse, le président de Nîmes Métropole. Par ailleurs, la maintenance et le cycle de vie du matériel roulant ne comportent pas de fiches de suivi permettant une meilleure gestion quotidienne. Enfin, les flux financiers de Kéolis Nîmes vers la maison mère sont importants et poseraient beaucoup de questions. « Le nouvel opérateur de transport (qui pourrait être Kéolis d’ailleurs) devra de notre point de vue adopter une approche plus transparente, assurer un service public de qualité pour un coût se rapprochant des autres villes de même taille que Nîmes » Du monde taperait à la porte selon l’exécutif local : « Je ne me fais aucun souci sur le nouveau délégataire qui assurera l'exploitation du réseau existant et des nouvelles lignes en construction. »

 

Et aussi :

  • Pas de nouvel impôt pour les habitants de l'Agglo. Yvan Lachaud : « Je m'y refuse, c'est à nous de trouver des solutions dans le budget général ».
  • Aide exceptionnelle de 30.000 euros après le passage de l’ouragan Irma pour venir en aide aux habitants de Saint-Martin (Antilles Françaises).

 

 

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