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NÎMES EN FERIA Pas de triomphe pour la novillada inaugurale

Le sorteo de la novillada affiché sur les grilles extérieures des arènes Photo Anthony Maurin)
Le sorteo de la novillada affiché sur les grilles extérieures des arènes (Photo Anthony Maurin)

Première course du cycle des Vendanges nîmoises. Une bonne novillada de José Cruz pour Jesus Enrique Colombo (salut et oreille), Jorge Isiegas (salut et silence) et Tibo Garcia (silence et silence).

Les novillos de José Cruz, après une grande saison 2016, se présentaient à Nîmes pour la première fois. Avec un cartel changeant, un Jesus Enrique Colombo attractif mais blessé la veille, un Nîmois encore blessé (Adrien Salenc) et remplacé par un jeune inconnu (Jorge Isiegas) et un second nîmois en la personne de Tibo Garcia, la course promettait un peu de relief et quelques découvertes.

Les deux premiers, le quatrième et dernier exemplaires de la novillada ont été les fiers représentants de la jeune devise verte et rouge. Extrêmement nobles et avec un fond de bravoure non négligeable (le premier fera chuter la cavalerie au premier assaut), ces quatre-là ont fait vibrer l'assemblée. Hélas, les troisième (le pire) et cinquième ne rentreront pas dans les annales et ont cruellement manqué de transmission en faisant montre parfois de mauvaises manières.

Jesus Enrique Colombo sur son premier (Photo Anthony Maurin)
Jesus Enrique Colombo sur son premier (Photo Anthony Maurin).

Du côté des piétons, Jesus Enrique Colombo est à la hauteur des dires que la profession annonce. Le jeune est torero dans l'âme et ne joue pas, il crée. Sa première faena sera peut-être un peu longuette mais il fallait bien faire chauffer la machine en ce vendredi de fraîcheur. Des gestes précis et précieux, une attitude remarquable, des courbes généreuses dans sa tauromachie... Bref, un plaisir pour les yeux et un chemin de croix pour le toro qui sera très vivement applaudi à l'arrastre, logique.

Jesus Enrique Colombo sur son second (Photo Anthony Maurin).
Jesus Enrique Colombo sur son second (Photo Anthony Maurin).

Deuxième duel et novillo plus compliqué. Mais Colombo est son aise malgré les montagnes russes de son toreo. Une faena faite d'écart et de rapprochement, de haut et de bas. Il n'en fait pas des caisses mais laisse l'inspiration guider la muleta et parfois, l'inspiration est longue à trouver. Un peu à droite, beaucoup à gauche et une alchimie des plus honnêtes pour un mouchoir blanc qui récompense ainsi son excellente prestation. Jesus Enrique Colombo ira loin et reviendra vite!

Jorge Isiegas sur son premier (Photo Anthony Maurin).
Jorge Isiegas sur son premier (Photo Anthony Maurin).

Après la présentation des novillos de José Cruz, celle de Jesus Enrique Colombo, la place était faite à Jorge Isiegas qui remplaçait Adrien Salenc. Le jeune n'est pas encore connu du grand public mais est géré par Alberto Aguilar. La posture est torera mais le verbe est encore un peu trop enlevé... Sa très belle faena perdra cependant tout son bénéfice à l'épée, dommage mais nous avons pu voir une nouvelle tête émergente qui demande à être revue.

Jorge Isiegas sur son second (Photo Anthony Maurin).
Jorge Isiegas sur son second (Photo Anthony Maurin).

Le second duel de Jorge Isiegas sera de la même veine que le premier. Si lors de son entame de faena l'on pense retrouver un jeune qui se croise et qui se met en face, on termine avec un novillero de profil qui recule et qui met de la voix (et celle de sa cuadrilla) pour réveiller un public qu'il a endormi. Les gestes sont là mais la manière fait défaut.

Tibo Garcia sur son premier (Photo Anthony Maurin).
Tibo Garcia sur son premier (Photo Anthony Maurin).

Pas de chance... Le novillo de Tibo Garcia voyait-il correctement? Des deux yeux? Nul ne le sait. Le torero en est sûr, il y avait quelque chose qui clochait dans son regard et dans ses charges. Bref, c'est dans ce genre d'instants qu'on découvre la bravoure dissimulée dans le coeur des hommes et Tibo, sans faire déshonneur à la profession, n'a peut-être pas mis toutes ses tripes pour aller chercher quelque chose devant ce novillo qui ne baissait pas la tête et qui la relevait sans cesse de manière désordonnée et imprévisible. Le public n'a pas vu, Tibo n'a pas su lui montrer.

Tibo Garcia sur le dernier de la novillada (Photo Anthony Maurin).
Tibo Garcia sur le dernier de la novillada (Photo Anthony Maurin).

Tibo, sur son dernier qu'il dédiera au maestro du jour, maître Dupond-Moretti, exécutera un excellent début de faena mais se laissera prendre dans les charges à rebours de son opposant. Rien de grave mais une faena qui va a menos et qui finit par une mauvaise exécution du geste final. Sans s'engager totalement à la mort, Tibo doit vite reprendre le fil des choses mais n'ayez crainte, le petit en a encore sous la pédale et fera le boulot pour revenir plus fort encore!

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 33 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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