Politique

ALÈS AGGLO Conseil d’agglo : la gestion de l’eau fait débat

Conseil d'agglomération alésien. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Conseil d'agglomération alésien. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Jeudi soir, les élus communautaires se sont réunis pour le conseil d’agglo de rentrée. Une quarantaine de délibérations était à l’ordre du jour, dont l’institution d’une taxe pour l’eau.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le président Max Roustan est revenu sur l’inauguration « grandiose » de la Maison Rouge à Saint-Jean-du-Gard, quelques jours plus tôt, avec la présence de 3600 personnes. « C’est un projet qui est arrivé à échéance alors qu’il a usé quatre maires, vous vous rendez compte ! », souligne-t-il, rappelant qu’il aura fallu 18 ans pour que ce Musée des vallées cévenoles voit le jour.

Mais ce qui alimenté les débats un peu plus tard, c’est l’institution de la taxe Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), qui s’inscrit dans le cadre des orientations de la loi NOTRe. Elle oblige la Communauté d’agglomération à intégrer cette compétence pendant une période transitoire fixée du 1er janvier 2018 au 1er janvier 2020.  La conséquence ? Une redistribution des rôles et des responsabilités. Concrètement, la collectivité prendra à sa charge diverses missions telles que l’aménagement d’un bassin ; l’entretien et l’aménagement d’un cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau ; et surtout, la défense contre les inondations.

Jean-Michel Suau, conseiller communautaire communiste, est l’un des premiers à s’indigner : « Je compte sur vous, Monsieur Roustan, lors de votre futur mandat de sénateur, pour vous opposer à ce projet. » Un avis partagé par Sylvain André, maire communiste de Cendras : « Rajouter une taxe, ça reste difficile pour les maires. L’État nous donne cette compétence sans l’argent qui va avec et continue d’asphyxier les communes. Mais je voterai pour car il faut bien pouvoir protéger nos concitoyens des inondations. »  Pour Patrick Malavieille, « sortir Gemapi des compétences du Conseil départemental est dangereux sur le plan des compétences générales. Quand on pense qu’on aurait pu confier le barrage de Sénéchas à la Communauté de communes De Cèze Cévennes, on peut dire que le législateur a été plus que léger sur cette question. »

Le montant de cette taxe s’élève à 1,3 millions d’euros. « Nous sommes 130 000 habitants dans l’Agglo, ça fait 10 euros chacun », conclut Max Roustan, déplorant une fois encore « que l’État se décharge complètement de ses responsabilités pour les mettre sur notre dos. » Sur ce point, le président et ses opposants communistes sont d’accord.

 

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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3 réactions sur “ALÈS AGGLO Conseil d’agglo : la gestion de l’eau fait débat”

    1. Et alors. Tant d’eau gaspillée sur les ronds-points qui auraient pu servir à arroser… un golf ! Non… je plaisante Bernadette. Déjà que Roustan fait n’importe quoi!
      Qui pourra nous dire un jour le nombre de m3 d’eau et de fric gaspillés sur les ronds-points alésiens ? Probablement pas le Midi LIBRE ce journal de révérence avec ses journaliste « passe-plats ».

  1. La lutte contre les inondations va coûter cher effectivement, mais quid des constructions en zone inondable ? Des projets de construction de zone commerciale comme Porte Sud défendu par les mairies de St Hilaire et d’Ales? Roustan à évoque le  » pauvre Maire  » de la Faute sur Mer juge responsable lors des terribles catastrophes qui ont endeuillé la ville. Ce pauvre Maire ignorait qu’il autorisait des constructions en zone inondable? Difficile de le croire. Un peu facile d’accuser l’état. Tout le monde à sa part. La lutte contre les inondations passe par la prévention et le respect des règles d’urbanisme. N’est ce pas ?

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