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AVÈZE Les galères de Mr Bricolage

Dans la nuit du sinistre.
Dans la nuit du sinistre.

En novembre 2016, le magasin Mr Bricolage d’Avèze, à côté du Vigan, a été complètement détruit par un incendie. Depuis des mois, son gérant, Gilles Breton, tente de reconstruire ce qu’il a perdu mais se heurte à plusieurs obstacles.

Dans la nuit du 4 au 5 novembre 2016, trois jeunes s’introduisent dans le magasin de bricolage d’Avèze pour y voler du matériel. Le butin dérobé, ils ne se contentent pas de prendre la poudre d’escampette : ils mettent le feu. En quelques heures, l’enseigne est complètement ravagée par les flammes. Douze salariés sont sur le carreau et le gérant, Gilles Breton, voit 28 années de sa vie parties en fumée : « C’était une soirée terrible. Il ne restait plus rien », se souvient-il.

Pas question pour autant de se laisser abattre. Afin de sauvegarder les emplois de l’entreprise et de redémarrer son activité, Gilles Breton monte un magasin provisoire démontable d’une surface de 1000 m², ouvert depuis mars dernier. Mais surtout, il lance les démarches nécessaires pour reconstruire, en lieu et place de l’ancienne structure, un nouveau Mr Bricolage flambant neuf. C’est là que les choses se compliquent : si son permis de construire est accordé par la mairie, la Préfecture, elle, pose des conditions liées à l’emplacement du magasin situé « en zone à risque élevé ». Gilles Breton peste : « Tout ça parce que je suis soi-disant en zone inondable très dangereuse mais en 28 ans, je n’ai jamais pris l’eau une seule fois ! »

Tenace, le gérant de Mr Bricolage continue la bataille, avec l’aide d’une avocate et d’un géomètre, et tente de démontrer au Préfet que la zone n’est pas dangereuse. Mais ce qui agace encore plus Gilles Breton, c’est le cas de son concurrent voisin : « Lui, il a déjà eu plus d’un mètre d’eau dans sa boutique et au bout de deux mois, il avait toutes les autorisations pour redémarrer ! Il y a vraiment deux poids deux mesures. »

Presque un an après l’incendie, Gilles Breton espère obtenir de nouvelles réponses de la Préfecture pour savoir s’il doit trouver un autre terrain. « Si je reste dans le magasin provisoire, ça représente une perte de 60 à 80 000 euros », estime-t-il. « En plus, à partir du 5 novembre, je ne serai plus accompagné par mon assurance. J’essaie de tenir au maximum, mais si dans un mois rien n’évolue, j’arrête tout. »

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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