Faits Divers

NÎMES-ALÈS Les pirates des autoroutes écroués et mis en examen

Photo d'archives / Objectif Gard
Photo d'archives / Objectif Gard

Quatre-vingt gendarmes étaient sur le pied de guerre, dimanche matin, quartier du Mas de Mingue à Nîmes et à Alès pour des arrestations. Au total, 8 interpellations. Ce jeudi soir, 4 d'entre eux particulièrement impliqués dans les onze "raids" recensés pour l'instant par les enquêteurs, ont été mis en examen notamment pour " vols avec armes et en bande organisée et association de malfaiteurs"...

Des infractions criminelles avec au bout une sanction qui peut aller jusqu'à 30 ans de prison. Des faits qui se sont déroulés entre le 21 juillet et le 13 septembre, dans le Gard, mais aussi le Vaucluse et toujours sur les autoroutes sauf une fois, lorsqu'un homme de 86 ans a été violemment agressé. L'octogénaire roué de coups à Marguerittes a une ITT fixée à 45 jours.

Des hommes soupçonnés d'être membre d'une équipe à tiroirs qui a oeuvré dangereusement sur les autoroutes A9 et A7, sur une ligne allant de Mornas dans le Vaucluse à Baillargues dans l'Hérault.

" Il s'agit d'une délinquance sur le ruban autoroutier et sur les aires d'autoroute, une délinquance locale ", confirme le colonel Stéphane Lacroix, patron des gendarmes du Gard. " Des jeunes de 21 à 26 ans qui sont tous connus de la justice. Ce sont des multirécidivistes de la délinquance. Ils ont en moyenne, 10 à 11 condamnations chacun ", déclare le Procureur de la République Eric Maurel.

Des hommes qui prenaient des risques incroyables sur les axes routiers et qui percutaient des automobilistes munis de plaques d'immatriculation étrangères. Un gang qui visait les voitures de luxe, comme les Audi, BMW et Mercedes. Des conducteurs étrangers percutés qui étaient obligés de s'arrêter après le choc sur la voie de service en bord d'autoroute, où sur les aires de repos. Et là, les victimes subissaient des violences. Elles étaient frappées, à coups de poing, de barre de fer, sous la menace d'armes. Les individus encagoulés, procédaient selon le même opératoire. Ils volaient deux voitures à Nîmes et ils partaient pour chasser les touristes sur les grands axes autoroutiers.

" Ils volaient toujours les voitures à Nîmes et ils remontaient l'autoroute vers le Vaucluse. Ils attaquaient en redescendant vers Nîmes. Les faits se déroulaient la nuit, vers 3 ou 4 h du matin", souligne le colonel François Devigny, patron de la Section de Recherches de Nîmes. Une fois dans les griffes des délinquants, les touristes voyaient partir leurs voitures qui étaient incendiées un peu plus loin... Car les malfrats n'étaient pas intéressés par les belles berlines, mais par le contenu. Ils volaient les objets de voleurs, les bijoux, le numéraire à l'intérieur de l'automobile.

Une affaire rondement menée par les militaires qui va permettre aux touristes étrangers de circuler plus sereinement sur nos autoroutes.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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