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SANTONS Comment reconnaître le vrai du faux ?

Yannick Fusier, président de l'Association des Santonniers en Pays Gardois. Photo : Coralie Mollaret)
Yannick Fusier, président de l'Association des Santonniers en Pays Gardois, organise chaque année le salon Gard aux Santons à Nîmes. (Photo : Coralie Mollaret / Objectif Gard)

La 7ème édition de « Gard aux Santons » s’est clôturée dimanche à l’hôtel C Suites. L’occasion pour le président de l’association organisatrice, Yannick Fusier, de revenir sur cet art du XVIIIe siècle.

Objectif Gard : Vous êtes santonnier depuis 22 ans. Arrivez-vous à vivre de votre artisanat ?

Yannick Fusier : C’est rare qu’une personne en vive complètement… Traditionnellement le métier de santonnier est toujours un complément d’activité. Pour ma part, je suis sculpteur de figurines à côté. Ces deux activités se rejoignent un peu. Faire des santons, c'est une passion. D'ailleurs, mon moment préféré lorsque je fabrique un santon, c'est quand je réalise le prototype. On est en apesanteur, concentré pour faire une belle pièce.

Comment reconnaît-on un vrai d’un faux santon ?

Il faut prendre une pièce et la casser par terre ! (rires). Ça permet de savoir si la figurine est en terre cuite ou non. Pour moi, un faux santon est en résine ou en plastique. Même s'il y a des ateliers qui font des choses extraordinaires, la fabrication d’un santon répond à un processus bien précis.

Lequel justement ? 

Pour résumer, soit on fait une pièce unique, soit on prend un moule en deux parties. On presse l’argile à l’intérieur pour former le personnage. D’ailleurs, il faut être honnête, aujourd’hui on ne connaît pas exactement la provenance de l’argile… Nous n’avons pas accès aux carrières. Une fois que l’on a sorti la pièce du moule, il faut l’ébarber puis la lisser. On met ensuite le santon à sécher, avant de l’enfourner à 1 000°. La pièce cuite, place à la peinture pour la mettre en valeur.

Les faux santons nuisent-ils à votre activité ?

Forcément, il y a de la concurrence… Mais pas au sein de nos salons. En tant qu’organisateurs, nous filtrons les exposants (24 pour la 7ème édition, NDLR) pour nous assurer que les figurines soient authentiques. On veut vraiment un salon de qualité. Vous savez, quand vous voyez un stand de 12 mètres de long rempli avec 4 milliards de santons, il faut se poser des questions !

Enfin, combien coûte un vrai santon ?

La fourchette générale pour un santon de 7 à 9 centimètres, c’est entre 12 et 20€. Après, tout dépend des ateliers… Moi par exemple, j’ai des pièces uniques, comme une arlésienne d’une quinzaine de centimètres qui coûte 300€. 

Propos recueillis par Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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