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FAIT DU JOUR Pascale Bories : « J’arrive au Sénat avec l’envie de bien faire »

La nouvelle sénatrice du Gard Pascale Bories (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
La nouvelle sénatrice du Gard Pascale Bories (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Devenue sénatrice du Gard le 1er octobre dernier, l’élue Villeneuvoise Les Républicains Pascale Bories se confie quelques jours après sa prise de fonction.

Dauphine de longue date du maire de Villeneuve Jean-Marc Roubaud, dont elle sera restée la première adjointe durant seize ans, elle reste conseillère départementale mais démissionne de ses fonctions au conseil municipal de la cité cardinalice pour respecter la loi sur le non-cumul des mandats. Et elle l’affirme, elle n’a « pas dit oui tout de suite » au Sénat.

Objectif Gard : dans quel état d’esprit abordez-vous cette nouvelle page de votre carrière politique ?

Pascale Bories : (Silence) Un peu avec le même sentiment que quand j’ai été élue première adjointe, avec beaucoup d’honneur. J’arrive au Sénat avec l’envie de bien faire, c’est surtout ça qui m’anime. Pouvoir répondre aux attentes de ceux qui m’ont intégré à l’équipe, à l’époque Jean-Marc Roubaud, aujourd’hui Jean-Paul Fournier et Max Roustan (les maires d’Alès et de Nîmes, devant elle sur la liste des sénatoriales et dont les démissions successives ont provoqué l’élection de Pascale Bories, ndlr) et des élus qui ont porté leur vote sur nous. Il est maintenant de ma responsabilité de montrer mes capacités.

Comment envisagez-vous ce mandat ?

Je pense qu’il est important de bien scinder les phases parisiennes, de les structurer avec les phases locales, mais aussi de savoir faire la jonction. Pouvoir porter des projets locaux à Paris, mais aussi expliquer les lois nationales aux élus locaux. Savoir communiquer dans un sens comme dans l’autre.

Pourquoi avez-vous choisi d’intégrer la commission aménagement du territoire et développement durable ?

C’est en fonction de mon expérience et de mon envie, ici sur l’environnement il y a le risque inondation, la loi sur l’eau, des sujets qui seront abordés dans le cadre d’un texte de loi, et c’est en commission qu’on propose des amendements. En étant dans la commission, je serai plus à même d’évoquer ces sujets avec les ministres qui s’en chargent.

Contrairement au Conseil départemental, au Sénat vous siégez dans la majorité…

Pour moi ce n’est pas l’essentiel. J’ai choisi une commission présidée par un centriste (le sénateur UDI de l’Eure Hervé Maurey, ndlr), j’aurais pu en choisir une pleinement dans la majorité Les Républicains, mais ce qui est important pour moi c’est de porter les dossiers.

Votre entrée au Sénat vous oblige aujourd’hui à quitter votre mandat à Villeneuve.

Je quitte seize ans de mandat qui m’a particulièrement plu, avec une équipe dans laquelle je me sentais bien, unie, avec une collaboration étroite avec Jean-Marc Roubaud. Il y a beaucoup d’émotion.

Avez-vous hésité à aller au Sénat ?

Je n’ai pas dit oui tout de suite, car il n’y a pas que le plan politique, il y a le plan personnel aussi. Il est facile de dire oui, c’est honorifique. Mais ma préoccupation est de savoir si j’arriverais à répondre à ma nouvelle fonction, si je vais pouvoir apporter satisfaction. Ça provoque une remise en cause de mon organisation personnelle, de mon confort familial. J’étais appréciée au plan local, dans les équipes, j’aurais pu rester dans ce confort. Après, il y a des enjeux. Ma famille et Jean-Marc Roubaud m’ont poussé à me décider, et m’ont soutenu dans ce choix.

En même temps, si vous n’y étiez pas allée, vous auriez donné la place au suivant de liste, le maire de Lirac Stéphane Cardènes. Or, il a depuis fait campagne pour Emmanuel Macron. Vous étiez donc la « dernière chance » pour votre parti.

Je savais qu’il pouvait y avoir ce risque, mais ça n’a pas déterminé mon choix. Bien entendu que le groupe a posé la question, mais ce n’est pas du tout ce qui a fait pencher la balance.

Saviez-vous que vous avez désormais une page Wikipedia ?

Ça y est ? C’est rapide ! Ça m’amuse, mais l’important, c’est qu’elle soit correctement remplie.

Propos recueillis par Thierry Allard

Lire aussi : VILLENEUVE Pascale Bories entre au Sénat et sort de la mairie

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Thierry Allard

29 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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6 réactions sur “FAIT DU JOUR Pascale Bories : « J’arrive au Sénat avec l’envie de bien faire »”

    1. Imaginons quelque sénateur ou sénatrice qui nous disent : « J’arrive au Sénat avec l’envie de mal ou rien faire ». Et pourtant il serait probablement plus sincère vu que la grande majorité bulle à 7 ou 8000 euros par mois.
      Il y a effectivement urgence à supprimer comme le souhaitait le général de gaulle le Sénat.

  1. Pascale Bories : “J’arrive au Sénat avec l’envie de bien faire” !
    En intégrant la commission aménagement du territoire et développement durable, espérons que son action soit plus efficace que la gestion de l’urbanisme à Villeneuve-les-Avignon, ville dans laquelle le respect du PLU (et du Secteur Sauvegardé) s’accommode souvent de petits arrangements entres amis…

  2. Cette nouvelle sénatrice pourra, comme la députée Dumas, changer ses toilettes à sa guise, ses fins de mois ne seront pas difficiles !
    Il est en effet grand temps de mettre fin à la gabegie sénatoriale au moment où la misère et ses restrictions s’installent durablement dans notre pays avec le soutien du Président des Riches, frère Emmanuel.

  3. Macron c’est celui qui dit pratiquement en suivant : « Je ne suis pas arrogant …. » « Je dis et je fais ce que je veux ».
    Et on nous le présente comme un intellectuel !
    PS : entre nous , il fait surtout ce que l’oligarchie financière lui demande. Sa priorité exonérer les placements financiers de l’ISF et retirer 5 euros du porte-monnaie des pauvres.
    Même Sarkozy n’avait pas osé. C’est dire…

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