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TOURISME Le Pont du Gard choisi par l’Unesco pour intégrer un nouveau programme

Le Pont du Gard a accueilli un séminaire de l'Unesco sur la mise en place d'une route touristique de l'antiquité, lundi et mardi (Photo : DR)
Le Pont du Gard a accueilli un séminaire de l'Unesco sur la mise en place d'une route touristique de l'antiquité, lundi et mardi (Photo : DR)

Jamais sans doute le monument gardois classé à l’Unesco n’avait reçu les représentants d’autant de sites classés à l’Unesco.

Il faut dire que durant deux jours, un séminaire de travail réunissant une délégation de près d’une trentaine de personnes représentant des sites classés de l’Europe entière, s’est déroulé au Pont du Gard. Le thème : la « route européenne de l’antiquité », créée par l’Unesco, en partenariat avec l’Union européenne et National Geographic.

« Plus qu’un site, une destination »

« Le projet est de créer un site internet de voyages sur le patrimoine mondial, explique Peter DeBrine, coordinateur du projet à l’Unesco. L’idée est de voir le patrimoine classé en Europe à travers des thèmes développés sur cette plateforme, dans le but de promouvoir un tourisme durable sur ces sites. » Concrètement, ce programme compte quatre thèmes, comme autant de routes touristiques : souterrain, avec par exemple les mines du Pas de Calais ; romantique, avec entre autres le Mont Saint-Michel ; royal, qui comprend notamment le château de Versailles et donc antique, avec pour la France le Pont du Gard.

Le programme comprend 34 sites, répartis dans 19 pays. « Nous souhaitons que quand le visiteur vient sur un de ces lieux, il comprenne mieux ce que nous appelons les valeurs universelles, qu’il puisse avoir une expérience qui reflète au mieux ces valeurs », poursuit Peter DeBrine. Pour ce faire, le dispositif vise à promouvoir, « plus qu’un site, une destination, poursuit le coordinateur de l’Unesco. Ça peut passer par un musée, la gastonomie, la manière dont les gens vivent localement. » « Le territoire proche et élargi est aussi associé au projet, avec une valorisation de l’artisanat ou de l’hébergement en chambre d’hôte et en gîte, ajoute Sonia Sabatier, adjointe à la médiation culturelle du site du Pont du Gard. C’est une autre dimension qui s’ouvre, pas uniquement centrée sur le bien Unesco. »

Une porte vers l’Amérique et l’Asie

La création de la plateforme et sa promotion seront assurés par National Geographic, un partenaire de poids qui bénéficie d’une « reconnaissance énorme en Amérique et en Asie, c’est certes un public qu’on accueille déjà, mais qu’on va pouvoir toucher sur d’autres marchés, notamment les voyages plus individuels », explique Sonia Sabatier.

Pour le Pont du Gard, ce dispositif est donc une chance. Et si l’aqueduc gardois a été sélectionné par l’Unesco, c’est « parce qu’un des critères est l’innovation dans l’Antiquité et comment elle influence la vie aujourd’hui, note Peter DeBrine. Le Pont du Gard a eu un gros impact sur la société ici, et le fait qu’il est magnifique ne gâche rien ! »

Le Pont du Gard partagera donc la lumière sur la route antique Unesco avec le site archéologique d’Olympie et le sanctuaire d’Asclépios d’Epidaure en Grèce, l’ensemble archéologique de Tarragone en Espagne, la Plaine de Stari Grad en Croatie, l’ancienne Cité de Nessebar en Bulgarie, les monuments romains de Trèves en Allemagne et la Zone archéologique et la basilique patriarcale d’Aquilée en Italie. « Ça nous permet de maintenir ou d’initier de nouveaux échanges entre les sites », affirme Sonia Sabatier.

Un projet déjà bien avancé, puisque la plateforme doit voir le jour d’ici à janvier prochain.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

29 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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