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NÎMES Le collège Jean Rostand surfe sur la cybercriminalité

Au collège JEan Rostand, Stéphane Fregiers expose les dangers dIntenret Photo Anthony Maurin).
Au collège Jean Rostand, Stéphane Fregiers expose les dangers d'Internet (Photo Anthony Maurin).

Stéphane Fregiers, Directeur du Centre de Loisir Jeunesse basé à Valdegour, est allé parler des dangers d'Internet à une classe de 5ème du collège Jean Rostand. Une heure de discussion, de mise en garde et d'échanges salutaires à la compréhension des collégiens.

La thématique du jour? Les dangers d’Internet. On pourrait avoir peur d’aborder un tel sujet en une petite heure mais à vrai dire, cette parole est libératrice et sert à faire intégrer les enjeux de demain, voire d’aujourd’hui à des enfants qui n'en ont pas encore les codes. A 51 ans, Stéphane Fregiers parvient à intégrer sa vie de tous les jours et des anecdotes qu'il vit au quotidien pour que les collégiens se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls à connaître quelques difficultés et à se laisser avoir par des personnes malveillantes.

"Je suis policier, j’en suis fier, je le revendique et le resterai jusqu’à ma retraite" explique en préambule Stéphane Fregiers. Après quelques mots d’introduction qui libèrent l’échange et entretiennent le respect de l’uniforme, la première question arrive. Internet, pour vous, c'est quoi? Les enfants parlent beaucoup, évoquent des choses positives mais le sujet du jour est bien plus lourd que le simple mais réel badinage enfantin.

Tout n’est pas net sur Internet

"Si on ne fait pas attention, on peut vite se retrouver face à des pièges. Il faut toujours remettre en question ce que l’on voit sur Internet et en parler à vos parents" informe le policier. Comme tout est illimité et d’une rapidité sans faille, les codes ont évoluent alors autant informer et former les adultes de demain. "C’est une cour de récréation planétaire! La communication et le lien sont facilités mais il faut être vigilant car les problèmes peuvent survenir de toutes parts" poursuit celui qui fait une véritable tournée pédagogique à travers les établissements nîmois.

Jean Rostand (Photo Anthony Maurin).
Jean Rostand (Photo Anthony Maurin).

Avec une classe d’élèves de 5ème accompagnée du professeur d’Anglais, la discussion va bon train. Le policier raconte l'expérience qu'il a vévcu avec sa fille de 9 ans qui a créé son propre compte Youtube en douce. Evoque son fils de 16 ans qui s’est laissé avoir et qui a fait quelques achats confus sur le toile… "Et Facebook alors ? Vous y êtes ?" demande-t-il à l'assemblée. Une dizaine de mains se lève. "'Mais vous avez quel âge?", 12 ans reprennent en cœur les élèves qui savent pertinemment que l’accès n'est pas autorisé pour les moins de 13 ans… "Comme pour le reste, aucune information ne doit permettre de vous identifier, de savoir ce que vous faites et de vous localiser!" expose Stéphane Fregiers. Et de reprendre, "C’est souvent la faute des parents qui ne sont pas suffisamment vigilants".

Après un historique d’Internet à partir de 1962 et la formalisation de l’idée, jusqu’aux trois milliards de personnes connectées en passant par l’intérêt militaire et le progrès que ce nouvel outil apporte à nos sociétés modernes, Stéphane Fregiers a tenu à parler du temps que les Français passent devant leurs écrans. "Entre 2000 et 2017, ce temps s’est accru de 566%! Aujourd’hui, on passe en moyenne cinq heures par jour sur Internet sans compter les deux heures quotidiennes passées sur le web via smartphone et tablette… Deux milliards de personnes sont sur inscrits sur les réseaux sociaux. « Mais parmi elles, combien ont de mauvaises intentions?"… Pas mal mais inquiétant quand même.

Faute avouée est à moitié pardonnée

"Face à des images violentes et/ou pornographiques, sortez du site et allez en parler à vos parents. La liberté d’expression n’est pas illimitée. Votre responsabilité est toujours engagée, ainsi que celle de vos parents car vous êtes mineurs! Par exemple, la discrimination n’est pas une opinion, c’est un délit. Le droit à l’image et la propriété intellectuelle sont aussi importants" avertit le policier très pédagogue. "Concernant le phénomène d'happy slapping, ces images violentes qui déferlent sur le web, si vous filmez une bagarre et que vous restez impassible face à cette violence, vous êtes coupable de non assistance à personne en danger. Vous êtes également complice de ces actes".

(Photo Anthony Maurin).
(Photo Anthony Maurin).

En guise de simple rappel, Stéphane Fregiers a rappelé que les choses postées sur Internet le restent à vie. "Cela peut devenir gênant quand vous allez devoir chercher un travail et que votre futur employeur fera des recherches et tombera dessus…" conclut le flic de choc qui a dispenser quelques conseils à s'approprier au plus vite. Toujours garder un esprit critique, être responsable, analyser le bon et le mauvais et mettre en place une stratégie qui évite certains problèmes.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 31 ans et suis journaliste depuis près de dix ans. Nouveau dans l'équipe d'Objectif Gard, je suis en charge de l'actualité de la Camargue Gardoise. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions.

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