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AU PALAIS Guerre d’héritage dans la famille du « Mesrine de Mons »

Le Palais de justice d'Alès. Photo DR/EB
Le Palais de justice d'Alès. Photo DR/EB

"Ce sont toujours des histoires d'héritage qui mettent la dispute dans les familles". La phrase, de Marcel Pagnol, résume parfaitement la guerre que se livrent deux frères et une sœur au cœur de la petite commune de Mons.

-           Mon frère est quelqu'un qui est jaloux, qui boit beaucoup, qui est alcoolisé du matin au soir. Il nous a tous tapés dans la famille. Il a flingué cinq héritages au bar. Il a tout dilapidé. Et chez lui, c'est un taudis !

Voici la charmante description de Jean, l'accusé, par sa sœur Chantal. Vous l'aurez compris, l'ambiance n'est pas au beau fixe dans cette famille. Tout a commencé en juin 2016 quand Henri, le patriarche de 90 ans, gravement malade, évoque sa succession. Jean, le prévenu, un grand gaillard au visage rouge et à la voix qui porte, se dispute avec son frère et sa soeur à cause de l'héritage. Il part en claquant la porte et surtout en menaçant : "Je ne me suiciderai pas tout seul. Avant, des têtes vont tomber..."

-           Je n'ai jamais fait de menaces de mort !, jure Jean à la présidente du tribunal correctionnel d'Alès, Amandine Abegg.

La justice reproche également au prévenu de posséder une arme qu'il n'a pas déclarée, faute de temps selon lui. Une arme "à 2 500€" qu'il espère bien récupérer pour ses parties de chasse.

-           Ma sœur commande déjà la famille et elle commande aussi les gendarmes parce que c'est elle qui a demandé à ce qu'on me la retire, peste Jean. Et là, à la barre, elle fait son tralala, son cinéma. Elle aurait dû faire avocate. Moi, je ne lui demande pas ce qu'elle fait de ses fesses cette dame.

Personne à l'audience n'aura la curiosité de lui demander. Ce qui sera demandé par la procureure Mélanie Fabre, en revanche, c'est deux mois de prison avec sursis et une interdiction de détenir une arme pendant 5 ans. Pour la défense de Jean, Maître François Gilles dit "plaider pour un terrien", pour "celui que l'on décrit comme le Mesrine de Mons qui a aussi le droit à une vie calme". Jean sera relaxé pour les menaces de mort mais, c'est certainement la pire des sanctions pour lui, il n'aura plus le droit de détenir une arme pendant cinq ans en plus de se faire confisquer toutes les armes qui lui appartiennent.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

 

 

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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