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GARD Gaspillage de l’eau et détérioration des sols, deux combats de l’UFC Que Choisir

(Photo Anthony Maurin).
La ferme de demain? Plus responsable et avec une consommation d'eau plus raisonnée (Photo Anthony Maurin).

Préserver les ressources aquatiques et ménager les intérêts des consommateurs, tels sont les buts de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir. L'association lance son "S eau S".

Depuis plus de dix ans maintenant, l'eau, ressource vitale, intéresse fortement l'UFC Que Choisir. Si l'on connaît la structure pour des coups de "com" et surtout des coups de pouces envers les consommateurs, on la savait moins au fait des problématiques qui concernent l'eau. Pourtant, la fédération lance son "S eau S", un appel en détresse pour des terriens en faiblesse.

"L'objectif est simple, qu'on se mette autour d'une table et qu'on discute! Il nous faut revoir le processus de l'agriculture intensive, il y va de l'avenir de chacun! Nous devons revenir sur des principes plus sains et chercher des reconversions à certaines cultures" note Marc Oribelli, président de la fédération gardoise. Une dizaine d'années après avoir commencé ses recherches, l'UFC poursuit son travail de fond et part à la pêche à la gabegie et aux pollutions excessives.

Cet été, en France, 84 départements ont connu des restrictions d'eau et 37 d'entre eux se sont retrouvés en situation de crise! Les Etats Généraux de l'Alimentation doivent évoquer ces enjeux nationaux que l'on peut aisément localiser. Nîmes et le Gard font partie du bassin versant Rhône Méditerranéen. 26 départements et près de 80% de la consommation estivale de l'eau accaparée par l'agriculture intensive...

Alors l'UFC s'est intéressée à la manière dont l'agriculture intensive travaille. Si on a l'habitude d'entendre que les grandes exploitations agricoles utilisent moins (en tonnes) de pesticides, produits nocifs à la santé et intrants désagréables on se rend vite compte que c'est une réalité. Par contre, les molécules des pesticides usités sont nettement plus agressifs et corrosifs! Il en va de même pour les engrais azotés qui sont stables depuis 20 ans.

Pourtant, pour 91% des consommateurs, l'eau est de bonne qualité. En même temps, le coût de la dépollution est énorme... Estimé entre 640 millions d'euros et plus de 1,1 milliard, la prévention coûterait, selon l'UFC, trois fois moins cher. En encadrant certaines mesures de limitation ou d'arrosage, cela conduirait à une économie. Mais il faut que les agriculteurs, les industries et les privés jouent le jeu.

Alors qui paie? Les consommateurs bien sûr! Les redevances concernant la pollution est assumée à 91% par les consommateurs alors que l'agriculture ne débourse que 4% de la taxe et l'industrie frôle les 5%... "Sur le bassin Rhône Méditerranée, c'est plus que la moyenne nationale!" assure Marc Oribelli qui note qu'en national, les usagers domestiques paient en moyenne 87% de ces redevances. Pour les redevances de prélèvement de l'eau? Chez nous, c'est encore la même chose! Les usagers domestiques paient 68% de ces redevances quand il ne consomment que 24% de la ressource puisée. L'agriculture consomme près de la moitié de cette-dernière mais ne "paie" que 3% dans notre région.

Dernier coup de stress, la possible perte de budget des agences de l'eau. Avec le projet de loi de finances 2018, on parle d'une coupe budgétaire de 15% au profit des agences pour la biodiversité, l'office national de la chasse et de la faune sauvage ainsi que les parcs nationaux. "Il faut que l'argent qui doit servir à l'eau aille... à l'eau! Il faut établir un équilibre entre l'agriculture, l'industrie et les consommateurs domestiques. Nous allons interpeller les collectivités, maires et députés sur cette thématique. Nous voulons faire passer une forme de conscience que cette richesse est une ressource exceptionnelle. Nous ne devons plus la polluer" conclut Marc Oribelli.

Une pétition vient d'être lancée par l'UFC.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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1 commentaire sur “GARD Gaspillage de l’eau et détérioration des sols, deux combats de l’UFC Que Choisir”

  1. Tout à fait d’accord avec le fond de cet article mais je suis surpris que l’on ne parle pas du silence assourdissant de la préfecture et de la sous préfecture d’Alès devant les pelouses bien vertes d’Alès. Cette collusion créé de la confusion pour les citoyens et les précipite toujours plus dans les bras des politiques extrémistes qui ont beau jeu de clamer « tous pourris ».

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