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FAIT DU JOUR Jean-Paul Fournier, une passion en héritage

Photo : Coralie Mollaret
Vingt-cinq ans de carrière politique ont été résumés à travers des photos, projetées sur le mur de l'hôtel C Suites, à l'occasion de la fête départementale des Républicains. (Photo : Coralie Mollaret)

Après 25 ans passés à la tête de la droite gardoise, le maire de Nîmes a quitté son poste de secrétaire départemental des Républicains. Le peintre en lettre y a dessiné les plus belles victoires de son parti avec volonté et intransigeance.

Un « au revoir » plus qu’un adieu. Dans la torpeur estivale, le secrétaire départemental a tiré sa révérence des Républicains, après vingt-cinq années de bons et loyaux services. Le maire de Nîmes gardera néanmoins un œil avisé sur son parti qu'il lègue à son premier adjoint nîmois, Franck Proust. Ancien patron du RPR, de l’UMP puis aujourd’hui Les Républicains, Jean-Paul Fournier a la politique chevillé au corps. Biberonné au gaullisme, son père gendarme lui a transmis l’amour du travail et de la rigueur qu’il retrouve dans le RPR de Chirac en 1976. 

Des têtes et des couleuvres 

Au départ occasionnel, le militantisme du jeune entrepreneur fut nourri par son entourage qui le poussa à prendre du galon au sein de sa fédération. En 1992, Jean-Paul Fournier prend les commandes du parti. Le marche-pied de ses futures victoires électorales, dont la plus belle : les municipales nîmoises de 2001. 

Pour se hisser en chef de la droite, Jean-Paul Fournier a coupé quelques têtes, comme celle d’Alain Boule, secrétaire départemental de l’époque. « La politique ce n’est pas un jeu d’enfant, c’est cruel » confiait-il à Objectif Gard en mars 2016. 

Homme de discipline, le Nîmois a également réussi en suivant à la lettre les ordres de la rue de Vaugirard : « Si je suis arrivé là où je suis aujourd'hui, c’est forcément que j’ai avalé des couleuvres .» Comme celle de retirer sa candidature en 97 après la dissolution de l’Assemblée nationale au profit d’un certain… Yvan Lachaud, à l’époque membre de l’UDF.

Un chef autoritaire et réservé

En fin de carrière, Jean-Paul Fournier a pris plus de distance avec sa direction nationale. Quitte à entrer en conflit avec son président, Nicolas Sarkozy. Ce fut le cas aux élections régionales de 2010 avec la candidature de Dominique Reynié qui hérissait le poil du Nîmois. « Si dures et intenses, tes colères ont toujours été ans l’intérêt de notre famille politique », relève Franck Proust. Pour le coup, la suite lui donna raison (relire ici).

En chef de parti, Jean-Paul Fournier dégage une autorité naturelle. Et ce n'est pas son charisme ou ses discours qui lui valent la considération des siens. Non, « Jean-Paul Fournier un homme direct, franc et qui tranche », commente Pascal Gourdel, ex-membre de Démocratie Libérale. En clair, un « chef fait pour "cheffer" » qui dans sa réserve aime imposer à son interlocuteur une « distance volontaire » pour susciter le respect.

Récemment affaibli par des problèmes de santé, Jean-Paul Fournier reste un animal politique au flair avisé. Certains de ses partisans le craignent… Ses querelles personnelles avec ses adversaires politiques auront-elles un impact sur l’avenir de la municipalité nîmoise ? Photo Anthony Maurin).
Récemment affaibli par des problèmes de santé, Jean-Paul Fournier reste un animal politique au flair avisé. Certains de ses partisans le craignent… Ses querelles personnelles avec ses adversaires politiques auront-elles un impact sur l’avenir de la municipalité nîmoise ? (Photo Anthony Maurin).

Conquêtes électorales

C’est fort de ses atouts et de son entourage que le chef Fournier signera les plus belles victoires de son mouvement. Maire, conseiller départemental et régional, il clôture son palmarès en devenant sénateur en 2008. Une prouesse encore jamais atteinte par son parti. En 2014, le record battu avec l’élection d’un deuxième sénateur, Vivette Lopez. 

Premier des militants, toujours présent sur le terrain, Jean-Paul Fourier a un dernier atout dans sa manche :  son épouse Liliane. L’édile ne cache pas qu’en politique « les couples se séparent » et que  si « je n’avais pas eu ma femme militante et mes filles, ça aurait été très difficile. » Derrière chaque grand homme, se cache toujours une grande femme…

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

 

Lire aussi : RING POLITIQUE Jean-Paul Fournier (LR) : “Dans ma carrière, j’ai avalé quelques couleuvres”

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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3 réactions sur “FAIT DU JOUR Jean-Paul Fournier, une passion en héritage”

  1. Il a surtout pensé sa gueule ! Militant RPR je l’ai plus vue faire avaler des couleuvres aux autres qu’à lui même!
    Notamment voter à gauche chaque fois qu’un candidat de droite autre que lui se présentait!!

  2. Trambus va laisser une ville endettée, très en retard par rapport à celles de taille identique dans les régions Occitanie et PACA. Avec des taux d’imposition tuméfiants, merci à Bousquet et à son adjoint Fournier à l’époque, déjà.
    Quant à son comportement de la vie privée… On pourrait en parler !
    Bref un individu quelconque bien loin d’être exemplaire. Il y en a trop en France de cette espèce. A la retraite, vite !

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