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BAGNOLS La ville veut expérimenter la police de sécurité du quotidien

Le gouvernement l’a annoncé, 2018 verra la mise en place à titre expérimental de la police de sécurité du quotidien (PSQ). Bagnols veut en être.

Mardi après-midi, lors de la réunion sur la police de sécurité du quotidien, en mairie de Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Une réunion de concertation sur la police de sécurité du quotidien se tenait mardi après-midi en mairie de Bagnols en présence des polices municipale et nationale, de la gendarmerie, ou encore du secrétaire général de la préfecture François Lalanne.

« Faire reculer l’insécurité du quotidien »

Il s’agissait d’un des trois ateliers menés dans le département pour réfléchir à cette future police de sécurité du quotidien, dont les contours et les missions restent encore à définir. Il n’en reste pas moins que « l’ambition du gouvernement repose sur une réalité, souligne François Lalanne. Il y a une insécurité ressentie diffuse, d’un côté avec la menace terroriste, et de l’autre avec les infractions et les incivilités du quotidien, et cela provoque un sentiment de malaise démocratique dans notre pays. » Pour y remédier, « nous envisageons de recentrer les policiers et les gendarmes sur leurs missions centrales, pour faire reculer cette insécurité du quotidien », explique le secrétaire général de la préfecture.

Pour l’heure, les premières orientations sont « le recrutement de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires sur cinq exercices budgétaires », « un allègement des tâches administratives », et « la simplification des procédures pénales », énumère François Lalanne. La grande consultation sur la police de sécurité du quotidien, lancée fin octobre, est sur le point de s’achever, et les préfets feront remonter leurs synthèses au ministère de l’Intérieur dans les prochains jours. « Nous sommes actifs, attentifs et participatifs dans cette réflexion, et nous serons candidats pour mener à bien ce type d’expérience sur la commune », lance le maire Jean-Yves Chapelet.

Seulement voilà : « la PSQ est prévue pour les métropoles de plus de 50 000 habitants, rappelle Jérôme Talon, le directeur de cabinet du maire notamment chargé des questions de sécurité. Bagnols n’a que 20 000 habitants, mais on est la troisième plus grosse zone police du département. » Même si Bagnols est donc trop petite en théorie pour être retenue comme ville test, « on va déposer un dossier, on estime que ça peut être intéressant de faire un test sur une petite ville et que les résultats peuvent être intéressants très rapidement », poursuit Jérôme Talon, qui imagine cette future PSQ comme « un lien » entre la police municipale et la police nationale.

A priori, une quinzaine de communes seront retenues prochainement par le ministère pour tester la PSQ, « et à ma connaissance il n’y a que des grandes communes », note Jérôme Talon. Bagnols devrait être fixée rapidement.

Et aussi :

Même si la ville a été récemment frappée par une série d’incendies volontaires, Jérôme Talon martèle que « Bagnols est une ville où il y a des incivilités, mais pas d’insécurité » et affirme que la ville « met un accent particulier sur la sécurité. » Ainsi, une deuxième patrouille de police municipale va être mise en place en journée dès lundi et jusqu’à la fin décembre, un policier municipal sera embauché en 2018 pour faire passer les effectifs à 16 policiers municipaux (auxquels s’ajoutent les 8 agents de sécurité de la voie publique, les deux agents de vidéoprotection et les deux agents administratifs) et créer une quatrième équipe « d’ici mars - avril ». Enfin, le volet prévention va lui aussi être renforcé en 2018, avec l’embauche d’un troisième médiateur, « dans le domaine éducatif, pour lier sécurité et prévention », explique Jérôme Talon.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

29 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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1 commentaire sur “BAGNOLS La ville veut expérimenter la police de sécurité du quotidien”

  1. Dans cette affaire de PSQ il est aisé de comprendre que depuis le début, Monsieur le Ministre de l’Intérieur ne disposait pas des moyens utiles de mettre en œuvre ce projet de manière pérenne et en maire avisé d’une grande commune il ne pouvait que lorgner sur les 20.000 policiers municipaux. Cependant si les policiers municipaux ne sont pas opposés à participer à la PSQ il faut relever qu’ils vont ainsi être soumis aux mêmes exigences de services, exposer aux mêmes risques que les fonctionnaires de l’Etat chargés de la sécurité, face aux problématiques de la délinquance, de la criminalité, du terrorisme, de la simple folie des hommes sans toutefois disposer des mêmes moyens de protection et de défense, des mêmes droits, plus scandaleux des mêmes traitements qui sont inférieurs de plus de 300 euros par mois en début de carirère et de plus de 500 euros en fin de carrière. Les policiers municipaux ne sauraient être considérés ni par l’Etat, ni par les maires comme les esclaves des temps modernes et voir leur vie exposée au travail pour assurer la sécurité des autres faute de disposer des moyens utiles à se proteger. Dans cette affaire, Etat et maires (AMF) sont complices disposant d’un intérêt politique commun sur un sujet aussi sensible que la sécurité, alors que depuis 1999 lorsqu’il s’agit d’aborder le volet social des policiers municipaux ils se renvoient la balle. Il ne serait que justice que ces derniers puissent espérer une augmentation significative de leur traitement.

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