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NÎMES 2 ans de prison pour une sauvage agression sur son ex compagne

 tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Ils étaient séparés depuis plusieurs semaines, mais elle avait accepté d'héberger provisoirement le père de son petit garçon de 16 mois. Une gentille attention que cette mère de famille va payer très cher. Il y a quelques jours, son ancien compagnon, connu pour 18 condamnations et pour avoir notamment frappé une ancienne relation, décide de partir faire la tournée des bars avec des copains. "Je suis violent lorsque je bois, personne ne me fait peur",  clame dans le box du tribunal correctionnel de Nîmes, le trentenaire.qui est poursuivi pour des "violences aggravées". Lorsqu'il revient de la tournée des grands Ducs, il s'acharne contre la porte d'entrée et sans connaître la raison il va s'en prendre à la mère de son petit garçon... L'enfant dort dans la pièce d'à côté. "J'étais sur le canapé, il a frappé, il y avait du sang partout", témoigne très discrètement la victime qui souhaite ne rien dire d'autre. Sur le procès verbal lu par la juge Christine Jean, il est noté que la maman était très sérieusement blessée au visage. "Vous avez frappé à coup de poings et de pieds", souligne la magistrate. " Pas à coups de poings, mais oui c'est vrai à coups de pieds. C'est honteux ", répond l'agresseur en parlant de lui même. "Il y avait du sang partout, je voulais qu'il appelle les pompiers, mais il n'a pas voulu car il avait peur de repartir en prison", complète la mère de famille. Le lendemain alors qu'elle part se soigner, le compagnon emmène discrètement son enfant chez la grand-mère afin qu'il ne se rende pas compte de l'état de gravité du visage de sa maman.

" Son visage tuméfié laisse imaginer la violence des coups. L'image de cette dame, présente aujourd'hui  à l'audience est très parlante",  déclare le substitut du procureur qui réclame 2 ans de prison et un mandat de dépôt. Des réquisitions qui seront suivies à la lettre par la juridiction qui envoie derrière les barreaux pour 2 ans, cet homme déjà connu de la justice pour de nombreux actes de violences. En prenant connaissance de la décision et alors que la police le prend en charge, le prévenu n'a pas pu s'empêcher de lâcher : "2 ans pour ça" ! Il n'est pas certain qu'il ait pris conscience de la gravité de son acte.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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