Politique

DÉPARTEMENT « Le budget de la résistance  » pour les communistes

Hausse des dépenses culturelles et sociales… Les communistes font valoir leur travail au sein de la majorité dans l'élaboration du budget 2018.

Les six conseillers départementaux du groupe PCF. (Photo : Coralie Mollaret)

Nouveau budget, nouvelle conférence de presse. Comme à l'accoutumée, les élus du groupe PCF de la majorité départementale se sont exprimés, avant l'examen du budget, ce mardi. L'année prochaine, l'exercice devrait être marqué par une éclaircie. Après trois ans de serrage de boulons, les vis semblent… Un peu moins serrées.

Les économies générées depuis 2015 devraient permettre au Département de retrouver un niveau d'épargne plus important (80M€). Du cash pour investir sur le territoire (137M) et rembourser une partie de la dette (36M). D'ailleurs, l'exécutif ne prévoit pas vraiment d'économies l'année prochaine…

Un « budget de gauche  » mais...

Dans ce contexte, les communistes déclinent leurs avancées respectives. Il y a d'abord le budget social de Jean-Michel Suau : « Au départ, on était parti sur une réduction des crédits de nos centres sociaux… On a eu une attitude de résistance !  À l'arrivée, mon budget est en hausse de 2,42% !» Pour la culture, Patrick Malavieille est satisfait de sa rallonge de 200 000€. Quant aux enveloppes de Cathy Chaulet (qualité alimentaire et restauration collective) et de Jacky Valy (sports), elles sont sanctuarisées.

« Nous avons été entendus et écoutés » se félicite le président du groupe PCF Christian Bastid, « quand on voit la part du social qui représente 57% du budget total et les crédits attribués à la culture, compétence facultative… On peut dire que ce budget est de gauche!»

Toutefois, les communistes ne crient pas victoire. « Nous avons besoin de personnels pour suivre, contrôler et donner l'agrément aux établissements d'accueil de jeunes enfants et aux assistantes maternelles. » Idem pour la PMI (Protection maternelle et infantile) : « Nous avons besoin de médecins, d'infirmières, d'éducateurs… Notre population augmente et nos besoins aussi. Il faut desserrer l'étreinte. »

Haro sur le national 

Là-aussi, comme à leur habitude, les communistes réclament la dette que l'État doit au Département, au titre du financement des prestations sociales. « C'est peut-être un peu ringard, mais nous sommes les seuls à le rappeler ! La politique d'austérité du gouvernement a des conséquences sur notre collectivité ! » fustige Christian Bastid.

En juillet, leur camarade de la majorité, Olivier Gaillard, a été élu député. Reconverti au macronisme, il assure mener bataille pour récupérer une partie de cet argent. Jean-Michel Suau ne se fait pas d'illusion : « Il n'a pas réglé cette question. Il n'y a pas eu de baisse de dotation cette année. Mais l'année prochaine, ça va repartir… » Patrick Malavieille, lui, nuance : « Pour le Département, il a été précieux sur deux dossiers : l'EPID et la prison d'Alès. Mais il va être pris dans des contradictions avec les orientations nationales. » Ce ne sera certainement pas le seul.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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3 réactions sur “DÉPARTEMENT « Le budget de la résistance  » pour les communistes”

  1. Toutes ces têtes de vainqueur n’ont d’autre souci que de dépenser l’argent que nous n’avons pas.
    Le contribuable gardois paiera…
    L’action sociale devrait strictement bénéficier aux nécessiteux, sur des critères précis et non pas à cet immense troupeau de bons à rien agglutinés qui sucent à gogo la tétine donnant l’argent public, sans contrepartie de leur part. On peut leur confier du boulot en termes de sécurité ou de propreté des espaces publics, par exemple.
    Il faudrait y réfléchir : donner plus à ceux qui en ont besoin et bien moins (ou rien) à ceux qui fraudent ou qui ne veulent rien faire.
    La gestion budgétaire du département du Gard pourrait être bien meilleure.

  2. Exiger la dette de l’état concernant les prestations sociales n’est en rien ringard. Que l’état assume sa politique. Trop facile de faire supporter par d’autres le poids de ses décisions alors que l’on s’est engagé auprès de ceux qui sont au plus près des réalités quotidiennes.

    Th.J conseiller FN Nîmes

  3. la politique de macron consiste à deleguer les politiques culturelle, sociales, etc aux collectivités locales parce qu’il veut soustraire les plus riches à l’impot (moins d’état). C’est par dizaines de milliards que la richesse sociale est détournée de sa fonction sociale au profit des actionnaires, exilés fiscaux, rentiers. merci aux élus PCF pour l’interet qu’ils portent à ce qui fait le lien social, à c qui éleve chacun de nous.

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