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FAIT DU JOUR Alizée Rieu : une vie de Miss…

"On est tout le temps observée et tirée à quatre épingles de 5h00 à 22h00, c'est plutôt intense…"

Alizée Rieu, n'aura finalement pas décroché le titre national. Elle a fêté ses 21 ans en Californie, pendant la préparation à l'élection de Miss France. Titulaire d'une licence de management hôtelier à l'école Vatel, elle a mis études et recherche d'emploi entre parenthèses pour se consacrer tout entière à cette aventure. Lors d'un entretien, nous sommes revenus sur les coulisses de l'élection. L'occasion de découvrir qu'une vie de Miss n'a rien à voir avec des vacances de Princesse.

Quel est votre état d'esprit juste après l'élection ?

En ce moment je fais une cure de sommeil… Mais je ne suis pas déçue du tout. Bien sûr, j'y suis allée pour décrocher le titre. Mais j'ai le sentiment d'avoir tout donné. Le titre, ça ne dépendait pas de moi, j'avais assuré ma partie. Alors je me sens bien. Mais je suis fatiguée parce que le rythme était plutôt intense.

C'est-à dire ?

Pendant le mois de préparation, on se lève tous les matins à 5h00 et on est rarement couchées avant minuit ou plus.  Et les journées se déroulent sans temps mort.

Quel était votre emploi du temps pendant ce mois ?

On a commencé par quatre jours à Paris. Nous étions logées dans un très bel Hôtel boulevard Haussman. L'Opéra Millenium. Mais on n'en a pas beaucoup profité. Le 1er jour, après avoir consacré du temps à l'administratif, on est allé faire le shooting des photos officielles. Toutes la même tenue, le même maquillage … Puis on a enchaîné par des interviews avec les journalistes qui devaient nous suivre pendant le voyage. Il y avait 50 mn inside, Gala, Le Parisien, my TF1 et les journaux locaux. Les trois autres jours, on a commencé les répétitions pour le show chorégraphié. Au début, en baskets, chorégraphies, déambulations… Ensuite on a fait pareil sur des talons de 12cm… Moi j'ai l'habitude, la danse c'est mon univers et les talons c'est ma tenue de travail. Pourtant j'ai trouvé ça dur, même si je ne suis pas de celles qui ont le plus souffert.

La Californie c'était plus cool ? 

Ah non ! On est partie 10 jours, d'abord à Palm Springs puis à Los Angeles mais on n'a pas vu grand-chose du pays. Une fois, j'ai vraiment fait de la Montgolfière avec 4 autres filles. Ça, je l'ai vraiment fait. Pour le reste, shopping, visite : tout était mis en scène pour les caméras. On recommençait des scènes sans arrêt jusqu'à ce que ce soit ce que la presse attendait. En fait on ne faisait rien d'autre que de suivre des mises en scènes.

Vous choisissiez des activités ?

On ne choisissait rien du tout. Le matin, on se levait vers 5 heures pour le maquillage, la coiffure et l'habillage dans la tenue qui allait bien avec les tournages et les photos du jour. Ensuite, on suivait un programme établi. Mais rien n'était pour de vrai, on faisait semblant de tout. À la fin à Châteauroux, il y avait du canoë. Je m'en serais bien passé. Il faisait vraiment très froid. Je devais faire des aller retour sur 100 mètres… Rien à voir avec une balade…  On a aussi fait une course. Ça a duré 5secondes, ce n'était pas une vraie course, c'était juste pour le film.

Qu'est-ce qui était le plus dur ?

En dehors des horaires? (rires) D'être toujours tirée à autre épingles, sans rien qui dépasse et d'être toujours suivie, observée sans avoir le temps de souffler…

Et puis arrive LE jour de l'élection…

Il y a d'abord la préparation finale, on essaie les costumes des différents passages. On essaie aussi ceux des 12 présélectionnées, ceux de la miss, ceux des dauphines… C'est à ce moment que l'on se sent vraiment en compétition.

C'est quoi cette pré-sélection?

À J-4 on passe devant un jury. Un passage en robe où l'on est questionnée et un autre en maillot de bain qui juge sur le physique. Le jury note et l'enveloppe est confiée à un huissier et ouverte le soir de l'élection.

Ça a des conséquences sur l'ambiance entre les concurrentes ?

Cette année, ça c'est très bien passé. Il paraît que ce n'est pas toujours comme ça… Moi j'étais concentrée sur les répétitions et même le soir de l'élection, j'étais dans l'état d'esprit d'une répétition. aAors je n'ai pas eu vraiment le trac. Il faut dire que ce que le public ne voit pas, c'est que pendant toute la soirée, le chorégraphe et le metteur en scène sont en face de nous et nous font des signe sans arrêt avec des drapeaux. On est dans une bulle avec juste en fond sonore, le bruit du public.

Vous avez été dans les 12 finalistes… Et puis le verdict est tombé …

Oui ça m'a fait plaisir parce que j'avais envie de faire cette chorégraphie. Après, c'était fini pour moi. J'avais le sourire. Puisque vous voulez tout savoir, j'ai mangé des chips en regardant la fin de la soirée à la télé. Pour certaines, ça a été plus difficile, elles pleuraient tellement, et puis elle ne voulait même pas remonter sur scène pour le show final.

Et après, il y a une soirée ?

Oui, c'est une soirée VIP, où les familles sont invitées. En fait, chacune d'entre nous a passé la soirée avec sa famille. On n'avait pas vu nos proches  pendant un mois. On ne pouvait même pas communiquer, parce qu'on nous retire nos téléphones toute la journée et le soir on est trop crevée pour parler, on s'écroule dan nos lits. Du coup, c'était bien de les retrouver.

Des projets ?

Je vais passer l'année 2018 au service de mon comité. Beaucoup de manifestations sont au programme.C'est un comité très actif.  Ça commence vendredi… Cette expérience m'est très profitable pour la branche que j'ai choisie : contact avec le milieu de l'événementiel, les gens … Je vais réfléchir tranquillement à ce que je ferais l'an prochain. Master ou boulot ? Tout ce que je sais, c'est que je n'ai aucun regret et que tant que j'ai le sentiment de faire les choses à fond et d'avancer, je suis heureuse. Je souhaite que ça continue …

Propos recueillis par Véronique Palomar

 

 

 

 

 

 

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Véronique Palomar

Après une longue carrière au service de l'information dans l'hémisphère sud, me voilà de retour dans l'hexagone. Heureuse de mettre, plume, regard neuf et expérience au service d'un journal indépendant et de continuer à informer.

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