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GARD Le député Gaillard rend des comptes aux électeurs

Prison, viticulture, ligne ferroviaire Alès-Bessèges : le député En Marche ! a dressé le bilan de ses six premiers mois à l’Assemblée nationale.

Olivier Gaillard et son attaché parlementaire, Guillaume Ramon. Socialiste converti au Macronisme, Olivier Gaillard est député de la 5ème circonscription du Gard et conseiller départemental du canton de Quissac. À l’Assemblée nationale, il est membre de la commission Finances ainsi que d’une mission sur les collectivités territoriales (Photo : Coralie Mollaret)

Comme tous les changements de vie, celui d’Olivier Gaillard a de quoi déboussoler. Hier simple élu local, le voilà aujourd’hui représentant de la nation à l’Assemblée. « Ça a été compliqué les trois premiers mois. Mais à présent, j’ai trouvé mon rythme de croisière », confie l’intéressé. Son mandat, l’ex-socialiste converti au Macronisme l’occupe depuis six mois. L’occasion, en ce début d’année, de faire un premier bilan de son activité et d’évoquer ses projets pour 2018.

Élu de la 5e circonscription, le Sauvain s’est concentré sur les dossiers locaux en évoquant d’abord ses « avancées. » À l’Assemblée, il a réussi à ce que le transfert de la compétence Eau et Assainissement restera non-obligatoire pour les communautés de communes. « Cette obligation aurait entraîné une inflation extraordinaire de la facture d’eau pour les zones rurales », relève-t-il, avant de nuancer : « Il reste le problème des agglomérations qui, elles, sont dans l’obligation de prendre cette compétence. Ça, je n’en suis pas content ! » 

Toujours au rayon des acquis, il est à noter la confirmation de l'arrivée de l’EPIDE (Établissement Pour l’Insertion Dans l’Emploi) à la Grand’Combe. Budgétée dans la loi de finances 2018, son ouverture est prévue en 2019 avec la création de 54 emplois.

La prison d’Alès en suspens

Si cet investissement est confirmé, il n’en va pas de même pour la prison d’Alès. Sous François Hollande, la commune avait été choisie pour accueillir la deuxième maison d’arrêt du Gard. Seulement, les députés nîmois profitent du changement de majorité pour essayer de récupérer l’infrastructure. En décembre, Olivier Gaillard et sa camarade alésienne Annie Chapelier ont présenté deux dossiers à la Chancellerie pour implanter l’établissement : « Le premier est sur Rochelle et le second, sur Le Rieu. La décision ne sera pas connue avant avril. » 

Le temps politique n’est pas le même que le temps administratif. Le dossier de la ligne TER Alès-Bessèges l’illustre parfaitement. « On vient de recevoir le compte rendu du premier comité de pilotage entre la SNCF, les collectivités et les associations d’usagers. La SCNF nous parle de lancer de nouvelles études qui dureraient...27 mois ! Des études, il y en a déjà eu. La Région met plus la pression pour réduire les délais. On ne va pas laisser glisser les choses », houspille le député.

Proposition de loi sur la scolarité

Comme la précédente, l’année 2018 sera riche. Le député a rédigé une tribune « sur la place du vin dans notre société. » Elle vient d’être envoyée aux parlementaires des Pyrénées-Orientales et de la Gironde. « La dernière campagne de lutte contre l’alcoolisme montrait un tire-bouchon. Avec ça, on stigmatise tout une filière », déplore Olivier Gaillard, « or, la viticulture est un secteur important de notre économie. Nous devons la promouvoir autour du bien manger et du bien vivre. »

Autre chantier et non des moindres : une proposition de loi sur la scolarité dans les zones rurales. « Dans le Gard, quand il y a une école de 15 ou 18 élèves, on la ferme alors qu’en Lozère, elle reste ouverte », lance l'élu, qui pointe : « Dans certaines zones, le Gard et la Lozère connaissent des problématiques identiques. » Cette disparité résulte du mode de calcul de l’Éducation nationale qui repose sur la population globale des départements. En bon élève, il reste au quinquagénaire plusieurs mois pour travailler sa copie…

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

Et aussi :

Rencontre avec la ministre de la Santé. Le député a interpelé Agnès Buzyn au sujet de la volonté de la clinique Cap Santé de Ganges d’agrandir son service de SSR (Soin de suite et de réadaptation). « En connaissant une évolution forte, la clinique risquait de mettre à mal l’hôpital sur les trois ans à venir. Nous avons rencontré le cabinet de la ministre qui demande à ce qu’il y ait un partenariat public-privé pour que tout le monde trouve sa place. Les rencontres ont débuté » commente Olivier Gaillard.

Quel avenir pour le tribunal d’Alès ? Le gouvernement planche sur sa réforme de la carte judiciaire : « Quand nous sommes allés au ministère de la Justice en décembre, la Chancellerie a clairement annoncé qu’en ce qui concernait Alès, il n’y avait aucune inquiétude de fermeture. Après, on est vigilant sur l’évolution des compétences. »

Irrigation. Le département du Gard est touché par « une vague de sécheresse histoire. Nous avons rencontré BRL (Compagnie d'aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc) pour savoir comment nous pouvons améliorer le schéma au niveau du nord sommiérois. Il y a deux autres orientations : des retenues et des captages d’eau à l’échelle de l’exploitation. Il faut que l’on soit rapide et pragmatique. On ne ne peut pas se permettra d’attendre 10 15 ans » annonce Olivier Gaillard, en contact avec le Département et l’ARS (Agence Régionale de Santé).

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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